le premier mois
sans engagement
Ce petit arbre habite nos campagnes, fleurissant les haies sauvages, en mai-juin, de ses grandes et très nombreuses ombelles plates, ivoire.
Lecture en 2 min.
Le sureau, un sauvageon à apprivoiser
Vous souhaitez garnir un jardin rapidement ? Plantez un sureau, en haie naturelle ou en isolé. Il se plait en toute bonne terre ordinaire pas trop sèche, même calcaire, au soleil ou à ombre douce.
Rhönbergfoto – stock.adobe.com
Le sureau noir – Sambucus nigra – pousse un peu partout sur notre territoire, surtout en sol riche en azote. On le remarque tôt au printemps, car ses feuilles débourrent début mars. En septembre, apparaissent les petites baies noires et luisantes.
Vous souhaitez garnir un jardin rapidement ? Plantez un sureau, en haie naturelle ou en isolé. Il se plaît en toute bonne terre ordinaire pas trop sèche, même calcaire, au soleil ou à ombre douce. Il pousse à toute vitesse, pour atteindre 5 à 8m de haut en 4 ou 5 ans. Si vous souhaitez le conserver à une taille plus raisonnable, sachez que vous pouvez le recéper.
→ CHRONIQUE. Le confinement terminé, le printemps peut commencer !
Mais sa croissance rapide n’est qu’une de ses nombreuses qualités. C’est un arbre indispensable pour la biodiversité. Il fournit logement (grâce, en partie, à ses tiges creuses) et nourriture à la petite faune. Les oiseaux, en particulier, sont fous de ses baies. Avec les feuilles, on élabore un purin aux nombreuses vertus : fongicide, c’est aussi un répulsif pour les nuisibles. Et ses feuilles accélèrent le processus de décomposition du compost. Quant aux gourmands, ils savent utiliser fleurs et baies….
Bébés sureaux à volonté…Si ces petits arbres grandissent vite, ils se ressèment très facilement. Si vous n’y prenez garde, en un an, vous pouvez vite avoir des petits arbres de 1m de haut un peu partout. Profitez-en pour en offrir à tous vos amis !
Les inflorescences aux exquises senteurs de miel et de citron se cueillent dès qu’elles s’épanouissent, en mai. Elles parfument agréablement boissons ou desserts. Mêlées à de la rhubarbe, en confiture ou en compote, elles en adoucissent l’acidité. Elles se transforment en sirops, en vinaigre, en infusions, à boire ou à utiliser pour aromatiser plats sucrés ou salés. Et en « champagne » grâce à la fermentation. Elles servent aussi à relever la bière.
Cueillez les baies dès qu’elles sont bien mûres – sinon elles sont amères et laxatives – et avant que les oiseaux ne les dévorent ; transformez-les en confiture ou en gelée, seules, ou mélangées aux coings, aux pommes… Grâce à la qualité de leur pectine naturelle, coings et pommes aident les confitures « à prendre ». S’il faut éviter la consommation des baies crues en abondance – elles provoquent des nausées et des vomissements – il n’y aucun problème si vous en croquez 4 ou 5, bien mûres. Et vous pouvez en parsemer quelques-unes sur une salade, salée ou de fruits, pour la joliesse et la note acidulée.
Attention à ne pas confondre le sureau noir, qui est un arbre, donc qui « fait » du bois, avec le sureau yèble, une plante herbacée, une espèce de grande vivace qui ne fait pas de bois et disparaît en hiver. Ses baies sont toxiques.
« Gincho Purple ». Les fleurs rosées se détachent sur un feuillage pourpre.
« Madona’ ». Spectaculaire, le feuillage panaché, doré et vert, apporte un magnifique contraste au jardin. Grandes fleurs blanches, de 15 à 20 cm de diamètre.
« Black Beauty », possède des feuilles presque noires. Les fleurs, rose pourpré en boutons, s’ouvrent en juin, rose soutenu, en larges cymes plates.
« Laciniata » arbore un feuillage lacinié, vert émeraude, et des ombelles blanches.
« Black Lace » affiche un feuillage lacinié, presque noir, avec des ombelles roses.
Bon à savoir : si la plante type pousse au soleil comme à mi-ombre, les variétés pourpres ont besoin de luminosité pour avoir un feuillage bien coloré.
Égrainez les fleurs de 8 ombelles bien fraîches, en ôtant le maximum de vert, amer, et recouvrez-les d’1,5l d’eau bouillante. Au bout de 24 heures, filtrez dans une étamine, ajoutez le jus d’un citron à l’eau récupérée, et 1,5 kilo de sucre spécial confiture. Mettez à bouillir pendant 5mn. Lorsque la confiture semble prise, en faisant le test de la goutte sur une assiette froide, mettez en pot, fermez les bocaux, retournez-les jusqu’à complet refroidissement. Cette gelée translucide est délicieuse et ravissante.
Vous devez être connecté afin de pouvoir poster un commentaire
Déjà inscrit sur
la Croix ?
Pas encore
abonné ?
Arbres et arbustes
« Qui a volé ma forêt ? » : enquête sur la ruée vers l’or vert
Vol de bois : un ex-forestier condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis
Un trio de charme pour un jardin de terre de bruyère
Pépinière de l’ONF, les forêts de demain poussent entre leurs mains
Jardin : laissez les arbustes vivre en liberté !
Jardin : le combava et son merveilleux parfum
Mundiya Kepanga, chef papou : « Je suis frère des arbres »
Jardin : les fruits exquis de l’automne
Après un mois d’octobre trop chaud, le froid soudain menace les végétaux

fonte

Categorizzato in:

Taggato in: