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Ce jeu pour smartphone, mêlant puzzle à la Candy Crush et combats de monstres à la Pokémon, est un véritable phénomène de société au Japon. Ses 20 millions de joueurs y dépensent plus de 3 millions d’euros par jour.
Chaque jour, ils sont des millions à sortir leurs téléphones portables dans la rue, dans les transports ou à la maison pour jouer à un jeu de puzzle extrêmement addictif ayant séduit plus de 15% de la population japonaise. Candy Crush ? Non, Puzzle & Dragons ! L’application pour smartphone développée par le studio GungHo, qui appartient à l’un des principaux opérateur télécom du pays, SoftBank, est devenue en près de deux ans un véritable phénomène de société. À ce jour, le jeu, surnommé «PazuDora», a été téléchargé plus de 22 millions de fois, et séduit chaque mois un million de nouveaux adeptes.
Difficile en effet de ne pas craquer devant la bouille des bébés dragons mis en avant par la communication du jeu. Mais Puzzle & Dragons n’est pas qu’une simple application au design «kawaïï» (mignon, en japonais) étudié pour plaire à tous les publics. Les mécaniques mélangent puzzle à la Candy Crush, jeu de rôle et collection de monstres semblable à Pokémon: bref, le parfait cocktail des genres de jeux les plus populaires au Japon. GungHo multiplie également les partenariats pour inclure régulièrement dans son jeu des personnages issus d’autres univers, comme celui du célèbre dessin animé Evangelion ou des jeux vidéo Final Fantasy. Dernier argument pour séduire les réfractaires, l’application est gratuite. Du moins, en apparence.
Comme Candy Crush, Puzzle & Dragons est étudié pour inciter le joueur à acheter des bonus lui permettant d’avancer plus facilement dans le jeu. Et ça marche: entre avril et juin 2013, les Japonais ont dépensé 3,5 millions d’euros par jour dans Puzzle & Dragons, soit 1,3 million d’euros de bénéfices nets journaliers pour GungHo. Des chiffres qui donnent le tournis quand on les compare aux revenus générés par Candy Crush, estimés à 651.000 euros par jour dans le monde. Star de la Bourse de Tokyo, l’action GungHo a dépassé cet été les 80.000 yens, soit 565 euros. La société était à ce moment là valorisée à plus de 12 milliards d’euros, passant devant le roi japonais du jeu vidéo, Nintendo.
Mais cette réussite insolente est ternie depuis quelques mois par un ralentissement du nombre de téléchargements de Puzzle & Dragons. Disponible sur iOS et Android depuis début 2012, le jeu ne va pas tarder à atteindre sa masse critique au Japon. Ce phénomène s’est ressenti sur les résultats du 3e trimestre, publiés fin octobre. Le chiffre d’affaires, de 310 millions d’euros, est en baisse de 5% par rapport au trimestre précédent. Inconcevable pour les investisseurs, qui ont sanctionné l’annonce de ces résultats par une chute de 19% du titre. Aujourd’hui, l’action GungHo vaut 67.100 yens, soit 472 euros.
Face à la menace d’un ralentissement de ses activités au Japon, le géant du jeu mobile veut aller à la conquête de nouveaux territoires. Puzzle & Dragons est disponible depuis novembre 2012 aux Etats-Unis et a dépassé à ce jour les 2 millions de téléchargements. Un succès bien plus modeste qu’au Japon, faute de réelle communication autour du jeu. Mais les choses pourraient rapidement changer. Début octobre, GungHo, épaulé par sa maison-mère SoftBank, a mis la main sur l’éditeur finlandais de jeu mobiles SuperCell, auteur du jeu à succès Clash of clans, pour 1,1 milliard d’euros. Une porte d’entrée sur l’Occident que le Japonais compte bien exploiter.
Puzzle & Dragons a été lancé sur l’App Store britannique en octobre et début décembre sur l’App Store français. GungHo a également conclu un partenariat avec Rovio, éditeur d’Angry Birds, pour promouvoir son jeu en Europe et aux Etats-Unis via des opérations de communication sur Facebook. Dans une interview au Wall Street Journal, Taizo Son, président de GungHo, a déclaré qu’il étudiait également la possibilité de transférer son siège social en Finlande, afin de profiter d’une taxation sur les entreprises plus généreuse qu’au Japon.
Mais GungHo n’oublie pas pour autant son marché d’origine. Lancé début décembre, l’adaptation sur la console portable Nintendo 3DS de Puzzle & Dragons a séduit près de 550.000 Japonais en une semaine. Un démarrage comparable au dernier Mario en date sur la même machine (New Super Mario Bros 2, 407.500 exemplaires en un week-end), mais bien inférieur au mastodonte Pokémon, dont la dernière itération s’est vendue à près de 2 millions d’exemplaires en un week-end.
pasgentil
le
En tout cas le jeu Candy Crush est un jeu pour gogos, cela relève plus du bol que de la stratégie pour arriver à gagner et quand vous arrivez vers le canyon salé, cela relève du miracle (l’éclatement des bonbons se fait au petit bonheur la chance, une fois vers le bas, une fois vers la droite) sauf si vous mettez la main au porte monnaie ce qui est certainement le but du jeu. Dommage car les 50 premières étapes étaient sympas. A fuir absolument si l’on ne veut pas se ruiner.
La rupture entre l’éditeur du jeu en ligne multijoueur Blizzard et son partenaire chinois a conduit à la fermeture des serveurs locaux.
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Puzzle & Dragons, le Candy Crush japonais, arrive en France
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