Consulter
le journal
« Camaïeu, c’est mort ce soir » : déstockage, larmes et incompréhension avant fermeture définitive
De Netflix à Apple ou Amazon, une vague de nouveaux entrants dans la publicité
« Le kiwi dit non à la contrefaçon »
« L’usage actuel du mot sobriété provoque la plus grande confusion »
Les images de l’ouragan Ian qui a ravagé la Floride
Explosion des gazoducs Nord Stream : Moscou juge les accusations de sabotage « stupides et absurdes »
Les images des kilomètres de bouchons à la frontière entre la Russie et la Géorgie
Cinquante ans du Front national : comment le « point de détail » de Jean-Marie Le Pen s’est transformé en fiasco politique
Poutine : le choix du jusqu’au-boutisme
L’opposition, le mauvais rôle de la politique française
Le judéo-christianisme, ou les ombres d’une fausse évidence
« La culture doit elle aussi contribuer à la transition écologique »
En Chine, la censure a toujours le dernier mot au cinéma
« Cocoaïans », une fresque littéraire sur les rapports de domination entre l’Occident et les producteurs de cacao
A voir sur Arte et Netflix : la fascination de Werner Herzog pour le feu sacré de Katia et Maurice Krafft
Avec Around Video Art Fair, les galeries s’installent en chambres à Lille
Hermès met en selle de jeunes talents
Week-ends d’automne : cinq destinations pas monotones pour répondre à l’appel de la forêt
« L’Epicerie du monde », sous la direction de Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre : la world-gastronomie au menu
La France buissonnière : slow trip en rosalie, de la Normandie au Maroc
Services Le Monde
Services partenaires
Service Codes Promo
Suppléments partenaires
Le maintien de multiples taux de change permet au secteur bancaire de nettoyer son bilan, dans le cadre de la crise financière qui a débuté en 2019.
Temps de Lecture 4 min.
Article réservé aux abonnés
Il risque six mois de prison et une amende, mais il a reçu un vaste soutien populaire. Pour une partie des Libanais, Abdallah Al-Saï est devenu un symbole des restrictions drastiques imposées par les banques aux déposants, sur fond d’effondrement financier. Muni d’une arme et d’un bidon d’essence à enflammer, ce trentenaire a brièvement pris en otage des employés de banque, mardi 18 janvier, dans l’est du pays, et réclamé que son épargne lui soit donnée. Après avoir obtenu gain de cause, il s’est rendu aux forces de l’ordre.
La bataille est désormais engagée pour l’opinion publique. Une dizaine d’avocats se sont proposés de le défendre, voyant dans ce geste coup de poing une conséquence de la dégradation continue subie par la population libanaise. De leur côté, les banques s’offusquent des marques de solidarité témoignées à cet homme sur les réseaux sociaux, et dénoncent une extorsion au moyen de menaces. Des procédures sont en cours pour contraindre M. Al-Saï à restituer les 50 000 dollars (44 000 euros) remis à sa famille.
Depuis que la crise financière a éclaté, à l’automne 2019, les actions violentes contre les banques sont restées isolées. Mais la colère et le sentiment d’humiliation de la population, transformée brutalement en outil d’ajustement de la débâcle, sont immenses. « Je serai morte avant que la situation ne s’améliore. Regardez ce quartier, autrefois hyperactif, aujourd’hui à l’arrêt », observe, découragée, Hanane, une retraitée, devant une banque du quartier Hamra, à Beyrouth, que des ouvriers bunkérisent davantage avec des panneaux de métaux.
Aucune stratégie officielle n’a été instaurée, pour faire face à la dégringolade économique et financière, depuis le torpillage du plan de sauvetage préparé par l’ancien gouvernement d’Hassan Diab en 2020. La feuille de route prévoyait une répartition des pertes, en incluant gros déposants et actionnaires des banques. Ces dernières, refusant de mettre la main à la poche, avaient été en première ligne pour saborder l’initiative.
Depuis, les Libanais font face aux fluctuations de la monnaie locale sur le marché noir, et à une multiplicité des taux de change (l’officiel, ceux des retraits en banque, celui de la plate-forme de la Banque du Liban (la banque centrale, BDL) et celui du marché noir). Cette situation permet un « haircut » (ponction sur les dépôts) implicite, et laisse les ficelles du jeu entre les mains de la BDL. L’unification de ces taux est l’un des enjeux des discussions qui ont repris avec le Fonds monétaire international, lundi 24 janvier, en vue de contracter un prêt. Des pourparlers qui suscitent des inquiétudes sur le devenir des comptes des petits déposants, sur lesquels le « haircut » pourrait s’intensifier.
Il vous reste 53.43% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Lecture du Monde en cours sur un autre appareil.
Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois
Ce message s’affichera sur l’autre appareil.
Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.
Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).
Comment ne plus voir ce message ?
En cliquant sur « » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.
Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?
Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.
Y a-t-il d’autres limites ?
Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.
Vous ignorez qui est l’autre personne ?
Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.
Accédez à tous les contenus du Monde en illimité.
Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante.
Consultez le journal numérique et ses suppléments, chaque jour avant 13h.
Newsletters du monde
Applications Mobiles
Abonnement
Suivez Le Monde