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Le climat semble s’apaiser entre la Grèce et ses partenaires de la zone euro. Le Premier ministre Alexis Tsipras, qui a rencontré Angela Merkel lundi, s’est engagé en personne à présenter la liste de réformes censées débloquer la dernière tranche de l’aide européenne encore en suspend de 7,2 milliards d’euros.
Mais plus le temps passe et plus la pression augmente sur les deux parties pour trouver un accord. Athènes est à court d’argent. Depuis son élection, les excédents du budget anticipés (sans compter les remboursements des intérêts de la dette) ont fondu comme neige au soleil. Plongés dans l’incertitude sur leur futur, de nombreux contribuables ont en effet arrêté temporairement de payer leurs impôts.

Privé du financement des marchés qui ne lui font plus confiance, l’État grec est donc acculé financièrement. Pour honorer ses engagements, il en est déjà réduit à racler les fonds de tiroirs. Début mars, l’agence de presse Reuters rapportait qu’il avait puisé dans la trésorerie des caisses de retraites et d’autres organismes publics pour couvrir ses besoins de financement du mois de mars. Un expédient qui ne pourra pas faire illusion bien longtemps. Si nul ne connaît la situation financière exacte de la Grèce, le gouvernement de la gauche radicale sera rapidement acculé à faire défaut sur ses engagements en l’absence du versement des derniers prêts du reste de la zone euro.
L’État grec aurait alors un choix cornélien à faire. Sa première option serait de ne pas rembourser ses créanciers internationaux, le Fonds monétaire international (FMI) et la BCE (Banque centrale européenne), dont certains prêts arrivent à échéance dans les prochaines semaines ou à l’été. Une telle voie est très risquée alors que la banque centrale peut fermer à tout moment le robinet de liquidités d’urgence qui maintient encore les banques grecques hors de l’eau, ce qui pousserait le pays en dehors de la zone euro.

La seconde option est tout aussi délicate. Elle consiste à ne plus payer, au moins partiellement, les fonctionnaires et/ou les pensions de retraite. Cette extrémité est d’autant plus difficile à envisager que le gouvernement a été élu sur un programme anti-austérité. Il se retrouverait alors sous forte pression interne pour retrouver la maîtrise de sa monnaie afin d’être à nouveau capable de payer ses agents.
À court de solutions, Alexis Tsipras pourrait alors être tenté par l’introduction d’une sorte de nouvelle monnaie, parallèle à l’euro. “L’État émettrait des reconnaissances de dette” connues sous le nom d’IoU (pour “I owe you”, “je vous dois”, en anglais), explique Éric Dor, directeur de recherche à l’école de commerce IESEG. “Il s’agirait de bons à-valoir sur le paiement de futurs impôts.” Un crédit fiscal, en somme. Concrètement, l’État ne paierait plus ses fonctionnaires et ses retraités, mais leur remettrait une reconnaissance de dette exprimée en euros, qui leur permettrait d’acquitter leurs futures taxes auprès du trésor public. Ce qui ne serait évidemment pas très populaire. “Un marché informel s’instaurerait pour essayer d’échanger ces IoU contre des euros. Inévitablement, leur valeur se déprécierait face à la monnaie unique”, estime Éric Dor.

Pour certains, cette solution, utilisée par certaines municipalités et provinces pendant la crise du peso en Argentine au début des années 2000, devrait être envisagée pour obliger les Européens à assouplir leurs exigences de réformes et de rigueur. Grâce aux IoU, l’État grec serait en effet capable d’émettre sa propre monnaie pour dépenser, sans pour autant être obligé de sortir de la zone euro. Il aurait donc moins de pression pour céder à ses partenaires européens.
“Sans être une panacée à tous les maux de l’économie et des finances publiques grecques, [cela] permettrait de relever plusieurs défis de court terme : relancer l’économie locale, financer les services publics de base et réduire la dette de court terme […] en ne recourant plus aux marchés financiers pour la financer”, plaident ainsi trois économistes* dans une tribune à Libération datée du 15 mars.
D’autres sont beaucoup plus sceptiques, à l’image de Thibault Mercier, à la recherche économique de BNP-Paribas. “C’est une option très risquée pour l’État grec car cela reviendrait à faire un premier pas vers une sortie de la zone euro.” Il rappelle qu’en Argentine, le recours à cette solution a été très “décentralisé”, le pays comptant jusqu’à “une quarantaine de monnaies parallèles”.
Reste que l’économiste Yanis Varoufakis, le désormais très controversé ministre des Finances grec, avait lui-même proposé d’avoir recours à ce type de solution, en février 2014, afin de lutter contre la politique monétaire de la Banque centrale européenne, jugée trop restrictive. Et l’avait baptisée, dans une note sur son blog, de FT-coin (pour “future tax”, monnaie sur les futurs impôts), en référence à la monnaie alternative Bitcoin.

Consultez notre dossier : La tragédie grecque
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La cavalerie grecque.
A quoi cela sert-il d’encore prèter dans l’unique but de respecter des échéances venues à terme ?
Tout le monde sait bien que la Grèce ne remboursera pas sa dette, alors pourquoi tant de tralalas !

La Grèce pratique ” La cavalerie” et cette procédure mène toujours à la culbute ! Elle fait gagner du temps mais empire la situation.

Mais qui donc peut -il encore penser que la zone euro actuelle va subsister ?

D’une manière ou d’une autre, la Grèce va se déconnecter de la zone euro actuelle et je pense que d’autres pays suivront.

Est-ce dangereux Docteur ?

La question n’est pas de savoir si c’est dangereux ou non, la question est de préparer, dans l’ordre, le futur de la zone euro.
Qui à tort, qui a raison ?
Les Grecs accusent les Européens, les Européens accusent les Grecs !

C’est vrai que la première aide donnée aux Grecs le fut sans respecter les règles prévues, vu ” l’urgence” de payer, entre autres, les fonctionnaires grecs. Version européenne.

C’est faux que cette aide fut accordée par les Européens pour aider l’Etat grec à payer ses fonctionnaires ! L’aide a servi à payer les banques française et allemandes et les sauver de la faillite due à un effondrement des emprunts grecs… Cette aide n’a pas été accordée pour les Grecs, mais bien pour les Français et les Allemands créanciers des banques française et allemandes. Version grecque
Un fait est plus fort qu’un Lord Maire !
Cela m’amuse de lire la prose d’auto-experts qui se gargarisent de penser que le gouvernement grec veut ceci ou cela et que les autres gouvernements européens peuvent encore avoir des vélléités de pouvoir de décision.

Le “FAIT” plus fort qu’un Lord Maire est qu’Athènes ne peut PAS partager la même monnaie que BERLIN.

Comment procéder à cette déconnexion est devenu secondaire.

Il eut fallu que l’ancienne zone mark sorte de la zone euro en 2008.

Paris reprenant la BCE et l’Allemagne prenant la tête de son ancienne zone.
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