Rendez-vous demain pour suivre l’évolution de la guerre en Ukraine et ses conséquences.
Europol dispose d’éléments sur l’existence d’un marché noir d’armes à feu et de matériel militaire en provenance d’Ukraine, selon le porte-parole d’Europol Jan Op Gen Oorth, cité par le Spiegel. Les enquêteurs des États membres de l’UE disposent également d’indications sur le commerce d’armes militaires lourdes. « Il y a un risque que ceux-ci tombent entre les mains du crime organisé ou des terroristes », selon Jan Op Gen Oorth.
La Russie et l’Ukraine vont signer un accord sur les exportations de céréales à Istanbul vendredi après-midi, selon la présidence turque.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, ainsi que des représentants de la Russie et de l’Ukraine, participeront à la cérémonie de signature, ajouté la présidence. L’accord devrait permettre une sortie par la Mer noire des céréales ukrainiennes bloquées par la guerre et un allégement des entraves à l’exportation de grains et engrais russes.
Environ 15 000 soldats russes sont morts en Ukraine depuis le début de la guerre, ont estimé les agences de renseignement américaine et britannique. Richard Moore, le chef du renseignement extérieur britannique (MI6), a déclaré jeudi qu’un bilan de 15 000 morts russes était « probablement une estimation prudente » et un « vrai coup dur » pour le président russe Vladimir Poutine, qui espérait une victoire rapide contre Kiev sans des pertes aussi importantes.
« C’est environ le même bilan que lors des dix ans qu’ils ont passés en Afghanistan dans les années 1980 », a-t-il ajouté depuis le Forum sur la sécurité d’Aspen, dans les montagnes Rocheuses américaines. La veille, le patron de la CIA, l’équivalent américain du MI6, avait livré une estimation similaire.
Ursula von der Leyen présente au Parisien-Aujourd’hui en France le plan d’urgence de l’Union européenne en cas de rupture des livraisons de gaz par la Russie. La présidente de la Commission européenne rappelle également que « l’Union européenne est et restera fermement aux côtés de l’Ukraine ». Notre entretien.
« Je pense que les Russes auront de plus en plus de mal à fournir du matériel de main-d’œuvre au cours des prochaines semaines », a déclaré Richard Moore, le chef du Secret Intelligence Service (SIS) connu sous le nom de MI6, selon The Guardian.
« Ils devront faire une pause d’une manière ou d’une autre, et cela donnera aux Ukrainiens l’occasion de riposter », a poursuivi le Britannique, lors du Forum sur la sécurité d’Aspen, dans le Colorado.
Kiev affirme que les Russes stockent des armes lourdes et des munitions « à proximité immédiate » d’installations sensibles sur le site de la centrale nucléaire occupée depuis mars de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, s’alarmant d’un risque d’explosion accidentelle et d’incendie.
Moscou a de son côté évoqué des raids de drones ukrainiens lundi, à « quelques dizaines de mètres de structures vitales pour la sécurité de la centrale », puis à nouveau mercredi.
La Russie a interdit l’accès à son territoire à 39 citoyens australiens travaillant notamment dans les services de sécurité et la défense, en représailles aux sanctions prises par Canberra contre Moscou pour son offensive en Ukraine. Parmi ces personnes figurent notamment des « représentants des services de maintien de l’ordre, des garde-frontières, ainsi que des entrepreneurs du secteur de la défense », selon le ministère russe des Affaires étrangères.
Sur la liste, on trouve en particulier un vice-ministre de l’Intérieur, Marc Ablong, et les chefs de la police de plusieurs régions australiennes.
En juin, Moscou avait déjà interdit son territoire à 121 Australiens pour des raisons similaires.
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a promis le mois dernier un soutien militaire supplémentaire d’un milliard de livres sterling à l’Ukraine. Le secrétaire à la Défense, Ben Wallace a détaillé les armes qui seront fournies à Kiev, une liste reprise sur Twitter par le ministère de la Défense ukrainien, avec notamment dizaines de canons d’artillerie et plus de 1 600 armes antichars.
Le président du Bélarus Alexandre Loukachenko a affirmé à l’AFP que la Russie avait réussi à mettre la main sur deux des canons Caesar livrés par la France à l’Ukraine, assurant qu’ils avaient été vendus à Moscou. La France a déjà livré 12 de ces systèmes très perfectionnés et six autres sont en route pour l’Ukraine.
« La Russie sait comment vous livrez vos Caesar là-bas, et dès qu’ils arriveront, ils seront couverts par les armes de haute précision (russes). Réfléchissez si ça vaut le coup », a-t-il développé. Ces déclarations ne pouvaient être vérifiées de manière indépendante.
Les exportations de céréales bloquées en Ukraine en raison de l’invasion russe reprendront depuis trois ports de la mer Noire en cas d’accord négocié entre Kiev et Moscou, selon un membre de la délégation ukrainienne. Il s’agirait des ports d’Odessa, de Pivdenny et de Tchornomorsk. La sécurité des convois serait assurée par un groupe de surveillance de l’ONU basé à Istanbul et les navires russes ne seraient pas autorisés à pénétrer dans les eaux ukrainiennes, si cet accord venait à être confirmé, selon un député de Kiev. D’après la Turquie un accord serait « possible dans les prochains jours » si les Occidentaux répondaient aux demandes de la Russie d’allègement des sanctions.
Après l’Espagne et le Portugal, la Grèce s’est déclarée à son tour opposée au plan proposé par Bruxelles visant à diminuer de 15% la demande européenne de gaz pour surmonter la chute des livraisons russes. Sachant qu’environ 70% du gaz importé par la Grèce sert à la production d’électricité, a expliqué le ministre l’Energie Kostas Skrekas, une telle réduction induirait très vraisemblablement des perturbations dans l’approvisionnement des particuliers comme des entreprises.
« Même si nous réduisons de 15% notre consommation, ça ne veut pas dire pour autant que plus de gaz ira en direction de l’Allemagne », largement dépendante des livraisons russes, a insisté le ministre grec, regrettant qu’il n’y ait pas pas eu « une concertation sérieuse au préalable ».
Le gouvernement allemand accusé Moscou d’être un « facteur d’incertitude croissant »sur le marché énergétique en Europe, après le redémarrage du pipeline Nord Stream à un niveau de livraison « faible » et « pas fiable ».
« La Russie se révèle de plus en plus être un facteur d’incertitude dans le système énergétique », a critiqué le ministre de l’Economie et du Climat Robert Habeck.
« Rien ne s’opposait techniquement à ce que Nord Stream revienne à une exploitation de plein régime après son entretien », a-t-il ajouté.
« Aujourd’hui, nos collègues ont fait part de l’intérêt du gouvernement hongrois pour un nouvel achat de gaz naturel cette année. Cette requête sera immédiatement transmise et étudiée », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Moscou entend aussi développer sa relation « stratégique » avec la Hongrie malgré les sanctions.
La Hongrie, pays d’Europe centrale enclavé, sans accès à la mer, importe 65% de son pétrole de Russie, et 80% de son gaz, et s’inquiète face au risque de pénurie: un « état d’urgence » a été décrété la semaine dernière. Le Premier ministre souverainiste Viktor Orban entretient une position ambiguë vis-à-vis de la Russie.
Il a voté les sanctions aux côtés de ses partenaires de l’Union européenne (UE). Mais il a bloqué pendant des semaines un projet d’embargo sur le pétrole russe, parlant de « bombe atomique » lâchée sur son économie, avant d’obtenir une exemption pour l’or noir acheminé par oléoduc.
L’UE a sanctionné dix ressortissants syriens et deux sociétés privées de sécurité pour leur implication dans le recrutement de mercenaires syriens et palestiniens envoyés combattre en Ukraine pour le compte de la Russie.
Leurs avoirs sont gelés et il leur est interdit de se rendre dans les pays de l’UE.
Le propriétaire de la compagnie aérienne syrienne Cham Wings, Issam Shammout, un homme d’affaires lié au régime de Bachar al-Assad, figure parmi les nouveaux inscrits sur cette liste noire de l’UE.
La présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde estime que « l’horizon économique s’assombrit » en zone euro en raison de la poursuite de la guerre en Ukraine et de l’inflation qui « restera à un niveau élevé indésirable pendant un certain temps ». Pour la première fois depuis 2011, la BCE a décidé de relever ses taux pour tenter de juguler la hausse des prix. Notre article pour comprendre ce que la hausse des taux va changer.
L’Occident voulait un conflit avec la Russie et « a provoqué la guerre en Ukraine », estime le président du Bélarus Alexandre Loukachenko.
« Nous avons vu les causes de cette guerre, la cause est que si la Russie n’avait pas devancé l’Otan, vous (les Occidentaux) vous seriez organisés et l’auriez frappée», martèle-t-il dans un entretien avec l’AFP. «Vous en êtes à l’origine et vous prolongez cette guerre », accuse-t-il.
La guerre en Ukraine ne cessera que si Kiev accepte ses pertes et négocie avec la Russie, juge le président biélorusse Alexandre Loukachenko, principal allié de Vladimir Poutine.
« Tout dépend de l’Ukraine, actuellement, la particularité du moment est que la guerre peut se finir dans des conditions plus préférables pour l’Ukraine », précise-t-il à l’AFP. « Elle doit s’asseoir à la table des négociations, être d’accord pour ne jamais menacer la Russie », ajoute-t-il.
L’Occident, l’Ukraine et la Russie doivent mettre fin au conflit pour éviter le « précipice » de la « guerre nucléaire », estime dans un entretien exclusif à l’AFP le président bélarusse, Alexandre Loukachenko, principal allié de Moscou.
« Allez, arrêtons-nous. Il ne faut pas aller plus loin. Plus loin, c’est le précipice. Plus loin, c’est la guerre nucléaire. Ca ne doit pas aller jusque-là », a-t-il dit, appelant à « arrêter ce chaos, l’opération et la guerre en Ukraine ». Pour le président biélorusse, ce sont les Européens et les Américains qui encouragent Kiev au combat.
Le chef de la diplomatie hongroise Peter Szijjarto se rend ce jeudi à Moscou afin de discuter de nouvelles livraisons de gaz, a annoncé le parti Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orban. « Dans le but de garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique de la Hongrie, le gouvernement a décidé d’acheter 700 millions de mètres cubes supplémentaires de gaz naturel en plus des quantités déjà prévues dans les contrats de long terme », écrit la formation dans un message posté sur Facebook.
Le Sénat à majorité de droite a donné ce jeudi le premier feu vert du Parlement français, avant l’Assemblée nationale, à un projet de loi de ratification pour permettre l’accession de la Suède et de la Finlande à l’Otan.
Les deux pays nordiques ont confirmé avoir renoncé à leur neutralité et décidé de rejoindre l’Otan à cause de la dégradation de la situation sécuritaire en Europe provoquée par l’invasion russe en Ukraine.
Pour que la ratification par la France soit effective, le texte doit encore être approuvé par les députés qui l’examineront le 2 août.
Le Kremlin assure que des restrictions occidentales sont la cause de tous les problèmes techniques de livraison de gaz russe vers l’Europe, au moment où le gazoduc Nord Stream a redémarré après une période de maintenance.
La Banque centrale européenne (BCE) va augmenter ce jeudi ses taux d’intérêt pour la première fois en plus de dix ans face à l’inflation galopante, marquant un tournant majeur après une longue période d’argent facilement accessible dans la zone euro. Elle doit faire dans le même temps attention à ne pas aggraver la crise économique qui sévit dans une zone euro déjà fragilisée les problèmes énergétiques liés à la situation en Ukraine.
La diplomatie russe a accusé ce jeudi Kiev d’avoir effectué cette semaine des frappes de drone sur le site de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, sous contrôle des forces du Kremlin depuis mars. « Cela confirme la volonté des autorités ukrainiennes de créer les conditions d’une catastrophe nucléaire non seulement sur leur territoire, mais dans toute l’Europe », a déclaré Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, lors de sa conférence de presse hebdomadaire. Elle n’a pas fait état de dégâts mettant en danger la sécurité nucléaire du site.
« Nous espérons donner de bonnes nouvelles dans les prochains jours », a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.u lors d’un entretien à la chaîne de télévision publique TRT. Plus de 20 millions de tonnes sont bloquées dans les ports d’Ukraine, qui font cruellement défaut au marché mondial, au risque de pénuries alimentaires graves pour l’Afrique notamment. « Même si les produits (agricoles) russes ne sont pas concernés par les sanctions, il y a des blocages concernant le transport maritime, les assurances et le système bancaire. Les Etats-Unis et l’Union européenne ont fait des promesses pour les lever», a souligné le ministre turc. « Lorsque nous aurons résolu cette question, non seulement la voie de l’exportation des céréales et de l’huile de tournesol ukrainiennes sera ouverte, mais aussi celle pour les produits de Russie », a-t-il assuré en se disant « optimiste».
Ce conseiller du ministre de la Défense ukrainien estime que « la coalition des alliés » réconforte le pays dans ces efforts pour lutter contre l’invasion russe.
Selon le gouverneur de la région, un bombardement a fait deux morts et 19 blessés dans cette ville de l’est de l’Ukraine. Quatre des blessés sont dans un état grave à la suite de ce bombardement au lance-roquettes multiple, a ajouté dans la matinée sur Telegram le gouverneur Oleg Synegoubov. Le bilan s’est alourdi dans la journée : trois personnes sont mortes.
La banque centrale ukrainienne annonce la dévaluation de sa monnaie de 25%. « Une telle mesure renforcera la compétitivité des producteurs ukrainiens » et « soutiendra la stabilité de l’économie dans les conditions de guerre », a déclaré dans un communiqué la banque centrale, en établissant jeudi le taux d’échange à 36,57 hryvnias pour un dollar contre 29,25 hryvnias pour un dollar auparavant, cours qui était en vigueur dès le début de l’invasion russe en février.
Aussi bien l’armée russe que les forces ukrainiennes mettent « inutilement » en danger des civils en basant des troupes au cœur de zones habitées, comme un sous-sol d’école ou un dispensaire, a accusé ce jeudi Human Rights Watch (HRW). « Alors que la guerre en Ukraine fait rage, des civils ont été inutilement pris dans des combats », constate Belkis Wille, une chercheuse de HRW citée dans un communiqué.
« Les forces russes et ukrainiennes doivent toutes deux éviter de baser leurs troupes parmi les civils et faire tout leur possible pour éloigner les civils des environs », a-t-elle exhorté. HRW précise avoir documenté quatre cas de bases militaires russes et trois ukrainiennes établies dans des zones résidentielles.
« Nous nous attendons toujours à ce que la Russie coupe le gaz à destination de l’Europe à tout moment (…). On est en train de faire des stocks beaucoup plus vite de gaz » , a annoncé ce jeudi sur France info Olivier Véran. « Il faut qu’on fasse des petites économies, des petites attentions du quotidien », a aussi insisté le porte-parole du gouvernement.
La Chine tire des leçons de la guerre menée par la Russie en Ukraine qui la rendent prête à utiliser la force contre Taïwan, a estimé le chef de la CIA mercredi. « Il nous semble que (la guerre en Ukraine vue par Pékin) n’affecte pas vraiment la question de savoir si les dirigeants chinois pourraient choisir d’utiliser la force contre Taïwan dans les prochaines années, mais quand et comment le feront-ils », a déclaré le patron de l’agence de renseignement américaine Bill Burns.
Les Etats-Unis vont fournir quatre nouveaux systèmes d’artillerie de précision Himars à l’Ukraine pour l’aider à lutter contre l’invasion russe, a dit mercredi le ministre américain de la Défense Lloyd Austin.
Son homologue ukrainien avait demandé à Washington d’envoyer davantage de ces lance-roquettes multiples montés sur des blindés légers, affirmant que Kiev les avait utilisés pour détruire une trentaine de stations de commandement et dépôts d’armes russes.
Les livraisons de gaz russe à l’Allemagne reprennent aujourd’hui, a annoncé ce jeudi matin l’opérateur via le gazoduc Nord Stream, dont les travaux se sont achevés.
Il ne fonctionne cependant qu’à 40% de ses capacités, comme avant la maintenance, a déploré l’opérateur allemand du réseau, Gascade.
L’Autriche et l’Italie ont aussi fait état d’une reprise des livraisons.
Le bloc économique sud-américain du Mercosur, composé de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay, n’a pas autorisé le président ukrainien Volodymyr Zelensky à faire un discours à l’occasion de son sommet des chefs d’Etat qui se déroulera ce jeudi à Asuncion, a annoncé la présidence tournante paraguayenne.
Suivez avec nous l’évolution de la guerre en Ukraine, près de cinq mois après le début l’invasion russe.
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