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Meta (ex Facebook) veut entrer de plein pied dans le nouveau monde dit du “Web3”. Après avoir opéré son changement de nom, la firme de Mark Zuckerberg travaille désormais sur les nouveaux services de l’Internet des valeurs, la suite du Web 2.0 qui a consacré les réseaux sociaux et le modèle des recettes publicitaires. En outre, pour suivre cette révolution, Meta envisage de créer une monnaie virtuelle et des services financiers, d’après un article du Financial Times publié mercredi. De quoi aussi rebondir après l’échec de son projet de monnaie numérique et créer de nouvelles sources de revenus pour le géant.
A l’origine, Facebook s’était engouffré dans la vague des cryptomonnaies avec son projet Libra puis “Diem” rendant possible des paiements en dehors du système bancaire classique. Mais sous la pression des régulateurs, la firme avait finalement abandonné ce crypto-actif développé sur la blockchain. Début février, elle annonçait que l’entité indépendante basée en Suisse allait être démantelée faute d’avoir su convaincre les autorités.
Désormais, pour Meta qui croit à l’émergence prochaine d’univers virtuels parallèles, de nouveaux moyens d’échanges et de paiement restent à créer pour un public. Selon le Californien, celui-ci utilisera des lunettes de réalité augmentée ou virtuelle pour interagir, travailler ou se divertir. Pour y parvenir, il dépense d’ailleurs des dizaines de milliards de dollars d’investissements dans la branche Facebook Reality Labs. Autant d’investissements qu’il va falloir rentabiliser aux yeux des actionnaires.
Pour Meta, le potentiel de ses services, si ils rencontrent l’usage est colossal. Au 31 décembre 2021, 2,8 milliards de personnes fréquentaient l’un de ses quatre services (Facebook, WhatsApp, Instagram, Messenger) au moins une fois par jour et 3,6 milliards au moins une fois par mois, selon la firme.
Pour les séduire, selon le FT, cette future monétisation prendrait la forme de jetons surnommés “Zuck Bucks” (“les dollars de Zuck”, diminutif de Mark Zuckerberg, le fondateur et patron de Meta) par des employés. Le patron n’a d’ailleurs pas caché sa volonté d’accélérer sur les NFT, des jetons numériques capables de tracer et de rendre infalsifiable un droit de propriété sur un bien dans ces univers. Pour l’heure, ceux-ci son utilisés dans le domaine de l’art et du sport, réunis sur l’envie de collectionner et de spéculer sur un bien.
Mais d’après le FT, – différence notable avec l’univers décentralisé des crypto-actifs échangés grâce à la chaîne de blocs infalsifiable – Meta ne prévoit pas cette fois de créer une cryptomonnaie enregistrée sur la blockchain, mais plutôt des jetons qui servent de monnaie d’échange, comme dans certains jeux vidéo – les Robux de Roblox ou les V-Bucks de Fortnite par exemple.
Le groupe californien travaillerait aussi à des “jetons sociaux“, qui seraient donnés aux utilisateurs pour récompenser des contributions importantes. Contactée par l’AFP, une porte-parole de Meta a indiqué ne pas avoir “d’annonces à faire aujourd’hui“. “Nous envisageons sans cesse de nouveaux produits pour les utilisateurs, les entreprises et les créateurs. En tant qu’entreprise, nous sommes concentrés sur la construction du métavers et cela comprend les paiements et services financiers associés”, a-t-elle ajouté.
Mais le pari de Facebook sur ces monnaies virtuelles irait plus loin. A l’image de sa filiale Instagram qui va donner la possibilité à des influenceurs de proposer des abonnements payants à leurs fans, un nouvel outil pour le réseau social qui a besoin d’attirer et de conserver des créateurs de contenu. Pour Meta, il s’agit de ne pas perdre de terrain face à YouTube et au Chinois TikTok.
En effet, la concurrence, notamment face au Chinois est aussi de plus en plus rude. “Nous pensons aussi que des plateformes concurrentes nuisent à notre croissance, notamment auprès des jeunes audiences”, affirmait Dave Weiner, le directeur financier du groupe lors de la publication des résultats.
Autre frein à sa croissance dans le contexte, son bannissement du marché russe qui devrait lui coûter 2 milliards de dollars de revenus cette année, selon Forbes.
Pour rappel, Meta a réalisé un chiffre d’affaires de 33,67 milliards de dollars, conforme à ses prévisions, mais il n’en a dégagé “que” 10,3 milliards de dollars de bénéfice net au quatrième trimestre, soit 8% de moins que l’an passé.
L’enjeu est d’autant plus crucial que le géant a vu le nombre d’utilisateurs de ses plateformes stagner en fin d’année. Le réseau social d’origine, Facebook, a ainsi perdu environ 1 million d’utilisateurs quotidiens actifs en trois mois (1,929 milliard fin décembre).
En parallèle, Meta fait aussi face à de nombreuses enquêtes et plaintes pour abus de position dominante.
Comme ses voisins Google et Twitter, Meta cherche à diversifier ses sources de revenus au-delà de la publicité personnalisée et ciblée, car ce modèle économique est remis en cause, notamment par les régulateurs soucieux d’un meilleur respect des données personnelles des utilisateurs.
Lire aussi 5 mnCryptomonnaies : Meta (Facebook) cède à la pression des régulateurs et abandonne le Diem

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