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PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE
Timothy Lane, sous-gouverneur de la Banque du Canada
La Banque du Canada commence à travailler sur un concept de « monnaie numérique de banque centrale » pour se préparer à l’éventualité où les cryptomonnaies pourraient nuire au système de paiements en dollars canadiens.
De passage mardi à Montréal, lors d’une conférence sur les technologies financières, le sous-gouverneur de la Banque du Canada, Timothy Lane, a fait part à La Presse des préoccupations et des objectifs de la banque centrale dans l’élaboration de son « plan de prévoyance » envers la monnaie numérique.
R. On a tous entendu parler de l’éclosion des cryptomonnaies ces dernières années. C’est ainsi que le bitcoin et d’autres actifs numériques similaires ont été lancés dans l’espoir qu’ils deviennent l’argent du futur.
Cet objectif n’a pas été atteint et ne le sera probablement jamais. Faire des transactions avec des cryptomonnaies comme le bitcoin coûte tout simplement trop cher, et leur pouvoir d’achat est trop instable.
Plus récemment, une innovation susceptible de changer la donne est apparue : les cryptomonnaies stables, qui sont conçues de façon à conserver une valeur stable par rapport à une monnaie ou à une matière première.
L’exemple le plus marquant est la Libra, une cryptomonnaie stable que Facebook a l’intention de lancer en partenariat avec d’autres entreprises. Elle pourrait ainsi atteindre des milliards de personnes, y compris beaucoup de gens qui ont peu ou pas accès à une banque ou à des services financiers.
Il est difficile de prédire si la Libra sera à la hauteur de ses promesses ou même si elle verra le jour. N’empêche, c’est un bon exemple de technologie transformatrice qui change la façon dont la Banque doit s’adapter à l’évolution future de l’argent.
C’est dans ce contexte que nous voulons mieux évaluer la pertinence d’une éventuelle monnaie numérique de banque centrale, qui pourrait être vraiment l’équivalent de l’argent comptant.
Pour le moment, les monnaies numériques sont conçues de manière à offrir les mêmes avantages que l’argent liquide, c’est-à-dire la sûreté d’utilisation, l’accès universel, la résilience et la confidentialité d’utilisation.
Mais elles se présentent sous une forme électronique qui peut être utilisée dans les transactions en ligne ou aux points de vente, avec un téléphone mobile ou bien une carte ou un appareil spécial.
R. En fait, au fil de nos recherches et de nos discussions avec d’autres banques centrales, nous n’avons pas encore trouvé d’arguments convaincants en faveur de l’émission d’une monnaie numérique de banque centrale.
Néanmoins, nous avons identifié deux scénarios à surveiller dans l’écosystème des paiements au Canada qui, s’ils devaient s’accélérer, pourraient nous inciter à préparer l’émission d’une monnaie numérique.
Le premier scénario serait celui dans lequel les Canadiens ne pourraient plus utiliser l’argent comptant dans une gamme assez large de leurs transactions courantes.
Un tel scénario serait préoccupant si les services de paiement offerts par les institutions financières devenaient la seule option, ce qui augmenterait leur pouvoir de marché. Aussi, les personnes sans services bancaires adéquats auraient encore plus de mal à participer pleinement à l’économie.
Dans un autre scénario, la Banque du Canada pourrait considérer l’émission d’une monnaie numérique officielle, sans motif lucratif, si l’utilisation des monnaies numériques d’origine privée et à but lucratif se généralisait dans l’économie.
Par exemple, une monnaie numérique lancée par une grande entreprise technologique qui deviendrait dominante dans le marché risquerait de porter atteinte à la concurrence (des systèmes de paiements) et à la vie privée.
Elle pourrait même devenir une menace inacceptable pour la souveraineté monétaire du Canada.
R. D’abord, la Banque du Canada n’est pas seule dans une telle démarche.
D’après une récente enquête de la Banque des règlements internationaux (BRI) auprès de 66 banques centrales, environ 80 % d’entre elles mènent des travaux sur ce type de monnaie numérique, et 10 % vont probablement en émettre une d’ici trois ans.
Plus spécifiquement, nous venons de former (en janvier 2020) un groupe de travail sur les monnaies numériques avec les banques centrales de l’Angleterre, du Japon, de l’Union européenne, de la Suède et de la Suisse.
Nous allons utiliser cette plateforme pour mettre en commun notre expérience et alors que nous évaluons les arguments en faveur de l’émission d’une monnaie numérique sur nos territoires respectifs.
Aussi, nous voulons déterminer quelle forme pourrait prendre une éventuelle monnaie numérique et comment la gérer, si jamais la décision d’en émettre une était prise.
R. Comment une monnaie numérique pourrait-elle être intégrée aux autres modes de paiement tout en étant résiliente, de façon à continuer de fonctionner pendant une panne de courant, par exemple ?
Quel modèle de gestion conviendrait à cette monnaie numérique ? La Banque du Canada essaierait-elle de la mettre au point surtout à l’interne ? Ou serait-il plus judicieux de s’associer avec le secteur privé ?
Par ailleurs, comment ce type de monnaie numérique serait-il utilisé dans les transactions transfrontalières ?
Enfin, comment faire en sorte que les Canadiens soient en mesure de continuer d’effectuer des transactions privées à des fins légitimes, tout en contrant les activités illicites comme le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et l’évasion fiscale ?
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Même si l’inflation commence à donner des signes d’apaisement, la Banque du Canada continue son combat contre la hausse des prix en relevant son taux directeur de 75 points de base, à 3,25 %.
(Washington) La banque centrale américaine (Réserve fédérale, Fed), à la manœuvre pour tenter de faire ralentir l’inflation aux États-Unis, continuera de resserrer sa politique monétaire aussi longtemps que nécessaire, a réaffirmé mercredi la vice-présidente de l’institution, Lael Brainard.
(Paris) Le transport aérien de passagers est revenu en juillet aux trois quarts de son niveau du même mois de 2019, avant la pandémie qui a ravagé le secteur, a annoncé mercredi la principale association de compagnies aériennes.
(Ottawa) En juillet, les exportations de marchandises du Canada ont diminué de 2,8 % et les importations ont fléchi de 1,8 %.
(Montréal) Les prix des véhicules usagés montrent des signes de fléchissement après deux années de hausses marquées provoquées, notamment, par la rareté des véhicules neufs.
(Toronto) La dette totale des consommateurs canadiens a atteint 2320 milliards au deuxième trimestre, un montant en hausse de 8,2 % par rapport au même trimestre l’an dernier, a indiqué mardi Equifax Canada.
(New York) Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est adressé mardi à la Bourse de New York pour promouvoir l’attractivité de son pays pour les investissements étrangers, même si le conflit avec la Russie ne montre aucun signe d’une conclusion proche.
(Ottawa) La Banque du Canada devrait annoncer mercredi une nouvelle hausse de son taux directeur.
À mesure que les grandes institutions financières du monde se rallient à des objectifs communs de lutte contre les changements climatiques, la différence entre les discours officiels et la vraie vie commence à apparaître clairement.
Les pays du G7 souhaitent rapidement mettre en application un plafonnement du prix du pétrole russe. Et ils veulent rallier le plus de pays pour ainsi affaiblir les revenus de la Russie, en guerre depuis plus de six mois contre l’Ukraine. Une idée inefficace, selon un expert.
(Berlin) Les pays du G7 ont visé vendredi la manne énergétique de la Russie en convenant de plafonner le prix de son pétrole, provoquant une réaction de Moscou qui a fait trembler les Européens en annonçant que le gazoduc Nord Stream serait totalement arrêté jusqu’à la réparation d’une turbine.
(Ottawa) L’inflation semble avoir atteint un sommet au pays, mais elle reste très élevée et une nouvelle hausse importante des taux d’intérêt de la Banque du Canada la semaine prochaine est largement attendue.
(Washington) Le taux de chômage aux États-Unis est reparti à la hausse en août, et les créations d’emplois ont ralenti, un signal paradoxalement positif car la lutte contre l’inflation suppose un ralentissement économique et le marché du travail conserve pour l’instant son excellente santé.
(Montréal) Le soutien financier des gouvernements aux combustibles fossiles dans 51 pays du monde a presque doublé pour atteindre 697,2 milliards US en 2021, contre 362,4 milliards US en 2020, selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui prévient que ces appuis nuisent aux efforts de lutte aux changements climatiques.
(Jakarta) Une réunion des ministres de l’Énergie du G20 s’est achevée vendredi sans communiqué conjoint à cause de « désaccords », mais avec un engagement des grandes économies pour accélérer une transition énergétique « équitable », a annoncé l’Indonésie, pays hôte.  
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