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Par : Sam Morgan | EURACTIV.com | translated by Manon Flausch
11-05-2018
Andrej Plenković est bien décider à faire entrer la Croatie dans la zone euro. [Alexandros Michailidis / Shutterstock]Langues : English | Deutsch

Le gouvernement croate a adopté une stratégie pour l’intégration dans la zone euro d’ici lescinq à sept ans. L’opposition dénonce un objectif contraire à l’intérêt du pays.
Le Premier ministre croate, Andrej Plenković, assure que le dernier membre de l’Union est prêt à faire tout le nécessaire pour remplacer la kuna par l’euro, et que l’adoption de la monnaie unique serait un avantage pour le pays.
Une nouvelle stratégie adoptée le 10 mai évalue le coût de l’entrée dans la zone euro et confirme la méthode qui sera appliquée, sans pour autant fixer de calendrier contraignant.
Le Premier ministre, qui a été eurodéputé, souligne que la Croatie a « atteint un niveau de convergence relativement haut » par rapport aux critères mis en place par l’UE pour l’adoption de la monnaie unique.
La Croatie espère pouvoir devenir un État membre de la zone euro dans un délai de sept à huit ans, a indiqué le Premier ministre croate. Le pays deviendrait le 20e pays à adopter la monnaie unique.
L’une des plus grandes difficultés qui attendent Zagreb est la réduction de la dette publique, qui a diminué ces dernières années, mais qui reste à 78 % du PIB. D’ici 2021, elle devrait atteindre 65 %. Pour Andrej Plenković, cette diminution prouve que son gouvernement mène une « politique économique responsable ».
La Croatie est « un très bon candidat » pour la zone euro, selon Martina Dalić, la ministre à l’Économie, qui cite l’important volume d’épargne indexé sur l’euro. Elle a confirmé que le processus prendrait entre cinq et sept ans.
Un conseil national pour l’adoption de l’euro sera mis en place pour surveiller l’évolution des critères macroéconomiques (stabilité monétaire et faible inflation), avant le début du processus officiel d’entrée dans la zone euro.
Cette perspective n’enchante cependant pas tout le monde. Ivan Vilibor Sinčić, chef de file du parti antisystème Živi zid, a ainsi dénoncé l’adoption future de l’euro comme une manœuvre du Premier ministre pour parvenir à son but ultime : devenir président de la Commission européenne.
Pour lui, abandonner la kuna, symbole de la souveraineté nationale, entrainerait des « conséquences économiques dangereuses ». Il estime également que les pays à la périphérie de la zone euro, comme le serala Croatie, restent dominés par ses membres centraux.
Le pays est entré dans l’UE en 2013 et entend intégrer la zone euro et l’espace Schengen. Si en théorie les membres de l’Union sont censés finir par adopter l’euro, certains pays, comme le Royaume-Uni ou le Danemark, ont négocié une exemption à cette règle. D’autres, comme la Suède, sont accusés de tout faire pour reculer l’inévitable. La Pologne, la République tchèque et la Hongrie n’ont également pas de projet immédiat pour l’adoption de l’euro.
L’adhésion à la zone euro ne serait pas profitable pour la Pologne actuellement, mais elle pourrait s’avérer bénéfique au moment propice, selon Leszec Skiba, le vice-ministre des Finances polonais. Un article d’Euractiv Pologne.
 
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