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ISTANBUL : La Turquie a appelé vendredi à «lever les sanctions» contre le Venezuela et l’Iran afin de lutter contre la flambée des prix du pétrole liée à la guerre en Ukraine.
«Le monde entier a besoin du pétrole et du gaz naturel du Venezuela (…) D’autre part, il y a un embargo sur le pétrole iranien», a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.
«Si vous voulez que les prix baissent, levez ces sanctions, supprimez les embargos sur ces pays qui offriront des denrées aux marchés», a plaidé le chef de la diplomatie turque.
Les deux pays pétroliers, alliés l’un de l’autre, font face à des sanctions paralysantes imposées par les Etats-Unis.
M. Cavusoglu a également dénoncé la réaction des Etats-Unis — sans nommer Washington — à la récente décision des pays exportateurs de pétrole, Arabie saoudite en tête, de réduire la production pour soutenir les prix de l’or noir.
«On voit qu’un pays menace l’Arabie Saoudite. Cette intimidation n’est pas juste», a déclaré le ministre turc.
La France avait également plaidé fin juin pour une «diversification des approvisionnements» vers l’Iran et le Venezuela afin de freiner l’envolée des prix à la pompe provoquée par la guerre en Ukraine.
«Président Macron! Le Venezuela est prêt à accueillir toutes les entreprises françaises qui voudraient venir produire du pétrole et du gaz», avait lancé le lendemain le président vénézuélien Nicolas Maduro à la télévision publique.
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GOMA: Des affrontements entre l’armée et des rebelles du M23 ont éclaté dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) depuis la fin de la semaine, rompant une période de calme relatif, a-t-on appris auprès de responsables militaires et d’habitants.
Au total, quatre civils ont été tués et 40 blessés, a annoncé l’armée congolaise dans un communiqué diffusé sur Twitter, ajoutant que ses hommes avait la situation “sous leur contrôle sur tous les fronts”.
Auparavant, le Baromètre sécuritaire du Kivu avait évoqué au moins deux civils tués une douzaine de blessés.
Des responsables médicaux de l’hôpital régional de Rutshuru avaient fait état de leur côté de quatre personnes tuées et huit autres blessées vendredi et samedi.
Dimanche, le responsable de l’hôpital de Ntamugenga John Sebatware a précisé que cinq soldats et un civil avaient été tuées et 33 personnes blessées.
Ancienne rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013, le M23 a repris les armes en fin d’année dernière en reprochant à Kinshasa de ne pas avoir respecté des accords sur la démobilisation et la réinsertion de ses combattants.
Le M23 a depuis conquis du terrain dans la province du Nord-Kivu, notamment en juin la ville stratégique de Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda.
La ligne de front était restée calme au cours des dernières semaines, mais des heurts sont de nouveau survenus jeudi, a indiqué samedi soir le Baromètre sécuritaire du Kivu, qui documente la violence dans la région.
Dimanche, des responsables militaires et des habitants ont fait état de la capture par les hommes du M23 du village de Ntamugenga, une cible stratégique proche de la grande route menant vers la capitale provinciale Goma.
«Infiltrés dans la cité»
“La situation est morose ici. Le M23 vient de prendre Ntamugenga”, a déclaré Célestin Nyamugira, le chef du village. “Ils sont venus de la forêt et se sont infiltrés dans la cité. Il y a eu plusieurs blessés, des balles perdues et des éclats de bombes. Difficile de connaître le bilan”, a-t-il ajouté.
Le colonel Serge Mavinga a confirmé à l’AFP que “l’ennemi est déjà à Ntamugenga” et qu’il y avait “des blessés et des morts”. L’armée se trouve toutefois “à côté” de la localité, a-t-il ajouté.
Médecins sans frontières (MSF) a tweeté que 500 personnes s’étaient réfugiées dans un couvent de Ntamugenga, dont certaines ont été blessées.
L’ONG a appelé à la création d’un corridor humanitaire pour évacuer les civils.
Le M23 était parvenu en 2012 à capturer brièvement Goma, avant d’être repoussé par une offensive conjointe ONU-RDC.
La milice fait partie des multiples groupes armés présents dans l’est de la RDC, pour beaucoup issus des deux guerres régionales de la fin du siècle dernier.
Kinshasa accuse Kigali de soutenir cette rébellion, ce que le Rwanda conteste. En dépit des dénégations officielles de Kigali, un rapport non-publié de l’ONU que l’AFP a pu voir en août pointait une implication du Rwanda auprès du M23.
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SÉOUL: L’armée sud-coréenne a tiré des coups de semonce à l’attention d’un navire nord-coréen lundi matin, estimant que celui-ci avait franchi la frontière maritime contestée entre les deux pays, s’attirant en retour des coups de semonce nord-coréens, selon l’agence de presse Yonhap.
Le navire marchand nord-coréen aurait franchi ladite Ligne de limite du Nord, près de l’île de Baengnyeong, à 3h42 locales du matin, puis se serait replié vers le nord après les coups de semonce de la marine sud-coréenne, a déclaré l’état-major interarmées, selon Yonhap.
L’agence a aussi cité l’armée de Pyongyang affirmant qu’un navire militaire sud-coréen a violé quelques minutes plus tard la frontière de facto de 2,5 à 5 kilomètres et l’armée nord-coréenne a répliqué en tirant dix coups de semonce à son attention.
“Nous avons une nouvelle fois adressé un sévère avertissement aux ennemis à l’origine de provocations maritimes qui viennent s’ajouter aux tirs d’artillerie et à la diffusion de messages transfrontaliers par haut-parleurs”, a déclaré un porte-parole de l’état-major de l’armée nord-coréenne.
La frontière maritime, considérée comme un point chaud, a été le théâtre de plusieurs affrontements entre les deux Corées au fil des ans.
Mais les tensions se sont intensifiées ces dernières semaines, Pyongyang ayant procédé à plusieurs lancements de missiles et des tirs de barrage d’artillerie jugés provoquants par la Corée du Sud et le Japon.
Pyongyang a considérablement intensifié ses manoeuvres militaires récemment, alors que Séoul et Washington affirment que le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un est sur le point de procéder à ce qui serait le septième essai nucléaire de son pays.
L’échange de tirs de semonce de lundi intervient le jour où la secrétaire d’Etat américaine adjointe, Wendy Sherman, se rend au Japon pour des discussions tripartites avec Tokyo et Séoul, tous deux alliés de Washington, en signe d’unité après la série de tirs de la Corée du Nord.
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JOHANNESBURG: Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a promis dimanche soir de mettre en oeuvre de nombreuses recommandations du “rapport accablant” d’une commission d’enquête sur la corruption, qualifiée de “capture d’Etat”, sous la présidence de son prédécesseur Jacob Zuma.
Ces quelques 350 recommandations ont été remises la veille au Parlement où elles seront débattues, a annoncé le président lors d’un discours télévisé, dénonçant ce “crime contre les Sud-Africains” qui a vu “détourner des ressources qui auraient dû contribuer au développement” du pays.
Le président avait reçu en début de mois le rapport amendé, un document de plusieurs milliers de pages, de la commission présidée par le juge Raymond Zondo, qui a entendu depuis 2018 plus de 300 témoins.
Cette corruption massive et “délibérée” sous la présidence Zuma (2009-2018) pèse dans les difficultés majeures que connait le pays, a rappelé M. Ramaphosa, citant les faillites du réseau électrique, l’affaiblissement des institutions, l’inefficacité de forces de l’ordre ou du parquet minés par des années d’ingérence politique, ou encore la dette publique.
“Nous sommes fermement engagés à (…) mettre fin à la corruption”, a déclaré le président de 69 ans, deux mois avant une échéance majeure au sein du parti au pouvoir, l’ANC, qui doit décider de le présenter ou non comme candidat pour un second mandat à la présidentielle de 2024.
“Tous les outils de l’Etat seront mis en oeuvre”, a-t-il martelé. “Nous émergeons d’une période très sombre et difficile”, a-t-il souligné, promettant de reconstruire. “Nous en viendrons à bout”, a-t-il assuré.
Le rapport Zondo recommande plus de 200 ouvertures d’enquêtes pénales, mais aussi des démarches de récupération d’actifs, de poursuites fiscales, ainsi que des propositions de réformes législatives ou constitutionnelles, a détaillé M. Ramaphosa.
La veille Jacob Zuma, 79 ans, avait accusé devant la presse l’actuel président d’être lui-même corrompu, évoquant une affaire qui gêne M. Ramaphosa depuis déjà plusieurs mois.
Une commission indépendante a été constituée en septembre par le Parlement pour enquêter sur une obscure histoire de cambriolage dans l’une des ses propriétés, où il est accusé de blanchiment. Les résultats de l’enquête pourraient conduire à un éventuel vote au Parlement pour sa destitution.

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