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RIYAD: Mercredi, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, est arrivé à Séoul, en Corée du Sud, pour une visite officielle.
Le prince Mohammed a été accueilli à la base aérienne de Séoul par le Premier ministre sud-coréen, Han Duck-soo.
Une cérémonie de réception officielle a été organisée pour le prince héritier, au cours de laquelle les hymnes saoudien et sud-coréen ont été joués, et une garde d’honneur a été inspectée.
Les dirigeants sud-coréens et saoudiens se sont engagés jeudi à consolider les liens qui les unissent dans les domaines de l’énergie, de l’industrie de la défense, en plus de la construction. Le Royaume riche en pétrole aurait signé des accords d’investissement d’une valeur de 30 milliards de dollars (1 dollar = 0,96 euro) avec des entreprises sud-coréennes, selon Reuters.
 
Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a fait part au prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, de son désir de voir les deux pays élargir leur coopération, qualifiant le pays du Moyen-Orient de partenaire clé pour son économie et sa sécurité énergétique. M. Yoon s’est entretenu à Séoul avec le prince Mohammed, arrivé jeudi de Bali, en Indonésie, où il avait participé à une conférence du G20 – qui regroupe les plus grandes économies.
Plusieurs responsables, dont le ministre saoudien de l’Énergie, Abdelaziz ben Salmane, et le ministre de l’Intérieur, le prince Abdelaziz ben Saoud ben Nayef, accompagnent le prince héritier dans sa visite.
Cette visite intervient après la participation du prince héritier au sommet du G20 à Bali, en Indonésie.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
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BAGDAD : Trois militaires irakiens ont été tués et trois blessés mercredi dans l’explosion d’une bombe au passage de leur véhicule de patrouille dans une zone agricole au nord de Bagdad, ont annoncé les forces de sécurité.
L’attaque, qui n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, s’est produite dans les vergers de Tarmiya, une municipalité rurale située à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale et où des cellules jihadistes du groupe Etat islamique (EI) sont encore actives.
Dans un premier temps une source de sécurité s’exprimant sous couvert de l’anonymat avait fait état de “l’explosion d’une bombe posée en bordure de route durant une patrouille dans la région de Tarmiya”.
Un lieutenant-colonel à la tête d’une unité d’infanterie, mais aussi deux soldats, ont été tués “dans l’explosion d’une bombe”, a confirmé le ministère de la Défense dans un communiqué.
Trois militaires ont également été blessés, selon un autre communiqué d’une cellule média des forces de sécurité.
En 2017, l’Irak a déclaré sa victoire militaire contre l’EI mais les jihadistes restent actifs dans plusieurs zones du pays. A Tarmiya, ils profitent des buissons, palmeraies et autres fossés pour se terrer et lancer des attaques sporadiques, en particulier contre les forces de l’ordre.
Les forces de sécurité irakiennes enchaînent les opérations de contre-terrorisme et ratissent les zones où l’EI est présent. Elles annoncent régulièrement la mort de dizaines de jihadistes dans des frappes aériennes ou dans des raids.
Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l’EI a vu son “califat” autoproclamé être renversé sous le coup d’offensives successives dans ces deux pays, respectivement en 2017 et 2019.
Malgré sa mise en déroute, l’EI “a maintenu sa capacité à lancer des attaques à un rythme régulier”, reconnaissait un rapport de l’ONU publié en janvier 2022.
“Exploitant la frontière poreuse” entre l’Irak et la Syrie, l’organisation jihadiste conserverait “entre 6.000 et 10.000 combattants dans ces deux pays, où elle forme des cellules et entraîne des agents”, selon ce rapport.
https://arab.news/zegwr
RAMALLAH: Drapeaux palestiniens dans les gradins, à la télévision et sur la pelouse lors des victoires du Maroc: le Mondial de football au Qatar montre que la cause palestinienne n’a pas été “enterrée” par la normalisation des relations entre Israël et des pays arabes, estiment des politiques et des médias.
A Gaza, Ramallah et Jérusalem-Est, les succès du Maroc, premier pays arabe à accéder au carré des as d’un Mondial, sont suivis de près par les Palestiniens qui se félicitent de voir les Lions de l’Atlas arborer le drapeau noir, blanc, rouge et vert.
Dans sa boutique d’articles sportifs de Ramallah, Saeed Al-Ramahi n’a plus un seul maillot de la sélection marocaine à vendre. “Si j’avais eu 300 000 maillots, je les aurais tous vendus ces deux derniers jours”, dit-il à l’AFP.
L’engouement est tel que l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a convié les fans de football mercredi soir à la Muqataa, son siège à Ramallah, pour assister à la demi-finale France-Maroc.
“Le Mondial révèle le mensonge selon lequel la cause palestinienne a été enterrée par les accords” de normalisation récents entre Israël et des pays arabes, dont les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc, déclare Djibril Rajoub, président de la Fédération palestinienne de football et secrétaire général du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas.
Le Mondial est “une gifle à l’idée de normalisation”, affirme M. Rajoub, ajoutant que la compétition au Qatar a montré “aux Palestiniens que les peuples arabes n’avaient pas cessé de les soutenir”.
La classe politique palestinienne avait fustigé les accords d’Abraham, conclus en 2020, les qualifiant de “coups de couteau dans le dos”, soutenant que les pays arabes pouvaient normaliser leurs relations avec Israël après mais pas avant un règlement définitif au conflit israélo-palestinien.
«Confiance»
Les scènes “pro-Palestine” au Mondial ont “contribué à restaurer la confiance des Palestiniens dans la justice de leur cause”, souligne une étude conjointe publiée mardi par le Centre de recherche palestinien sur la politique et les sondages (PCPSR) et la fondation allemande Konrad Adenauer.
“La vaste majorité des Palestiniens disent avoir regagné beaucoup, sinon une partie, de leur confiance perdue à l’égard des Arabes depuis l’élan de solidarité exprimé envers la Palestine durant les matches de football”, poursuit l’étude.
“Nous, Palestiniens, sommes la 33e équipe au Qatar, nous étions présents dans tous les événements et forums qui ont accompagné cet événement historique”, a ajouté M. Rajoub.
“Toute activité sportive a des répercussions et un impact politique. Le sport est un des symboles de l’identité pour tout peuple, et nous avons besoin de ces symboles”, souligne-t-il.
Pays hôte du Mondial-2022, le Qatar a accueilli à la fin des années 90 une représentation commerciale israélienne, depuis fermée, et n’a pas normalisé ses relations avec l’Etat hébreu, étant plutôt un soutien clé de l’administration de Gaza, territoire palestinien sous contrôle du Hamas.
“Le Mondial au Qatar a confirmé que la cause palestinienne est toujours une valeur humaine suprême dans le monde arabe et sur la scène internationale”, affirme à l’AFP Hazem Qassem, porte-parole du Hamas.
«Vérité amère»
Si en Israël, pays à majorité juive dont une partie de la population est originaire du Maroc, la population célèbre les succès des Lions de l’Atlas, la profusion des drapeaux palestiniens montre que la normalisation des relations avec le monde arabe reste lointaine, souligne la presse.
“Les festivités marocaines au Mondial ont prouvé que le monde arabe est loin de la normalisation avec Israël”, soulignait dimanche dans une analyse le quotidien israélien Maariv.
“En tant que téléspectateurs israéliens, nous continuerons à regarder jusqu’au coup de sifflet final, tout en étant témoins de la vérité amère que les supporters arabes ont mise devant nos yeux”, poursuit ce journal de centre-droit.
Idem à gauche pour le quotidien Haaretz: “Le véritable vainqueur du Mondial sur les réseaux sociaux, c’est la Palestine”.
https://arab.news/nusht
RAMALLAH: Des journalistes palestiniens racontent à Arab News de quelle manière ils sont régulièrement la cible de l’armée, de la police et des colons israéliens.
Sous pression, des médias internationaux connus retirent des contenus de leurs sites, ce qui rend très difficile la tâche de couvrir objectivement la violence des autorités israéliennes dans la région.
Des journalistes déclarent à Arab News qu’Israël leur a effectivement déclaré la guerre avec la mort de la correspondante d’Al Jazeera Shireen Abu Akleh au mois de mai dernier.
Des membres de la presse sont régulièrement blessés, arrêtés et harcelés par les forces israéliennes, qui les empêchent de voyager hors de Cisjordanie vers la Jordanie, Israël ou même la bande de Gaza, affirment-ils, ajoutant que les médias étrangers pour lesquels ils travaillent sont contraints de les expulser.
Environ mille deux cents journalistes palestiniens en Cisjordanie pensent que les atrocités régulièrement perpétrées contre eux – hors ligne et en ligne – font partie d’une campagne israélienne destinée à les empêcher de dénoncer les crimes de l’armée et de la police d’Israël.
 

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