https://arab.news/949fc
RIYAD: Le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a rencontré à Riyad le Premier ministre jordanien Bisher al-Khasawneh.
L’agence de presse saoudienne a indiqué mardi que la réunion avait porté sur les relations bilatérales.
Le ministre d’État saoudien Khaled al-Issa a également assisté à la réunion.
Lundi, le prince héritier a reçu le secrétaire général du Bureau international des expositions, Dimitri Kerkentzes.
Au cours de cette rencontre, le prince Mohammed et M. Kerkentzes ont discuté de la candidature du Royaume à l’organisation de l’Exposition universelle 2030 à Riyad.
 
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
https://arab.news/53njw
LA MECQUE: L’Arabie saoudite et la Chine viennent de signer par le biais de leurs ministères de l’Éducation un protocole d’accord. Celui-ci prévoit de fournir aux Saoudiens du matériel d’apprentissage de la langue chinoise ainsi que des instructeurs chinois chargés d’enseigner la langue et la littérature de leur pays dans les établissements scolaires publics.
Outre la formation des enseignants saoudiens à la langue et aux méthodes d’enseignement chinoises, le protocole d’accord prévoit de les initier à la culture chinoise grâce à un programme de formation dispensé dans tous les établissements d’enseignement.
«Nous sommes tous conscients que la langue chinoise s’impose à l’échelle internationale. Cette tendance se retrouve également dans les pays développés, où les politiciens ne cachent pas leur fierté de voir leurs fils et leurs filles parler la langue chinoise», affirme Mohammed Assiri, professeur adjoint de droit commercial international à l’université du roi Abdelaziz.
«Le chinois aura un impact considérable à l’avenir. En effet, le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a décidé d’inclure la langue chinoise dans les programmes d’enseignement. Cette décision souligne l’importance de cette langue», déclare-t-il.
M. Assiri est titulaire d’un doctorat de l’université des sciences politiques et du droit de Chine. Il explique à Arab News que l’apprentissage du chinois renforcera les relations ainsi que la coopération économique et commerciale entre les deux pays.
«Le Royaume s’impose comme le premier partenaire commercial de la Chine en Asie occidentale et en Afrique. La Chine, quant à elle, est le plus grand importateur de pétrole saoudien. De nombreuses entreprises chinoises ont récemment afflué au Royaume. Elles y voient un environnement propice aux affaires, comme le veut la Vision 2030 du Royaume. L’apprentissage du chinois élargit donc les perspectives de coopération avec ces entreprises et améliore les connaissances et la communication culturelle entre les deux pays», souligne-t-il.
«Le Royaume a investi dans son peuple. Il a envoyé ses citoyens en Chine pour apprendre le chinois et se spécialiser dans divers domaines. Le moment est venu de profiter du savoir-faire et des expériences que ces cadres transmettront à leurs concitoyens. Ils élaboreront par ailleurs une stratégie nationale destinée à enseigner le chinois avec l’appui des nouvelles technologies mondiales. Cette stratégie respectera en outre l’identité et la culture de l’Arabie saoudite, permettant ainsi d’obtenir les meilleurs résultats.»
Bowen Li enseigne le chinois à l’université du roi Abdelaziz. Il indique dans un entretien accordé à Arab Newsque le chinois fait partie des six langues officielles utilisées par les Nations unies. Près de 20 % de la population mondiale parle cette langue, selon lui.
«Le chinois attire de plus en plus d’étudiants. Le président, Xi Jinping, a été très clair à ce sujet: la langue reste le meilleur moyen de comprendre un pays. En apprenant le chinois et en prenant part au programme Chinese Bridge, les étudiants pourront découvrir une Chine riche, plurielle et exhaustive», déclare-t-il.
Aux yeux de Bowen Li, apprendre le chinois reste le meilleur moyen de mieux comprendre la Chine. «En apprenant le chinois, vous comprendrez l’Histoire et la culture de la Chine. Les étudiants qui maîtrisent le chinois pourront se familiariser avec des lexiques plus spécifiques. Ils pourront, à titre d’exemple, apprendre le lexique du tourisme ou de la technologie. Ainsi, les étudiants auront la possibilité de développer leurs connaissances pour les intégrer ensuite dans leur travail.»
Abir al-Ghamdi étudie le chinois à l’université du roi Abdelaziz. Elle indique vouloir apprendre plusieurs langues. Mais c’est le chinois qu’elle a choisi d’étudier, car c’est la langue la plus répandue dans le monde. «Je pense que le chinois deviendra la principale langue à l’avenir.»
La Chine possède la deuxième économie du monde et elle exerce une influence considérable sur le développement de l’économie mondiale. Apprendre la langue chinoise et travailler dans le secteur de l’économie chinoise lui ouvrira une multitude d’opportunités d’emploi dans les domaines de la traduction, de l’éducation et du tourisme, souligne Mme Al-Ghamdi.
«En apprenant le chinois, vous aurez plus de chances de trouver un emploi, mais aussi d’obtenir une licence dans l’université de votre choix en Chine. C’est un rêve qui se réalise pour moi. De plus, on peut apprendre à connaître la Chine et ses habitants ainsi que sa culture et sa civilisation historiques. Nous pourrons également partager notre culture avec son peuple.»
«Le chinois favorise la communication et l’échange de connaissances. L’apprentissage du chinois renforce les liens d’amitié et la coopération commerciale et culturelle entre la Chine et le Royaume.»
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.
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BAGDAD : Trois militaires irakiens ont été tués et trois blessés mercredi dans l’explosion d’une bombe au passage de leur véhicule de patrouille dans une zone agricole au nord de Bagdad, ont annoncé les forces de sécurité.
L’attaque, qui n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, s’est produite dans les vergers de Tarmiya, une municipalité rurale située à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale et où des cellules jihadistes du groupe Etat islamique (EI) sont encore actives.
Dans un premier temps une source de sécurité s’exprimant sous couvert de l’anonymat avait fait état de “l’explosion d’une bombe posée en bordure de route durant une patrouille dans la région de Tarmiya”.
Un lieutenant-colonel à la tête d’une unité d’infanterie, mais aussi deux soldats, ont été tués “dans l’explosion d’une bombe”, a confirmé le ministère de la Défense dans un communiqué.
Trois militaires ont également été blessés, selon un autre communiqué d’une cellule média des forces de sécurité.
En 2017, l’Irak a déclaré sa victoire militaire contre l’EI mais les jihadistes restent actifs dans plusieurs zones du pays. A Tarmiya, ils profitent des buissons, palmeraies et autres fossés pour se terrer et lancer des attaques sporadiques, en particulier contre les forces de l’ordre.
Les forces de sécurité irakiennes enchaînent les opérations de contre-terrorisme et ratissent les zones où l’EI est présent. Elles annoncent régulièrement la mort de dizaines de jihadistes dans des frappes aériennes ou dans des raids.
Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l’EI a vu son “califat” autoproclamé être renversé sous le coup d’offensives successives dans ces deux pays, respectivement en 2017 et 2019.
Malgré sa mise en déroute, l’EI “a maintenu sa capacité à lancer des attaques à un rythme régulier”, reconnaissait un rapport de l’ONU publié en janvier 2022.
“Exploitant la frontière poreuse” entre l’Irak et la Syrie, l’organisation jihadiste conserverait “entre 6.000 et 10.000 combattants dans ces deux pays, où elle forme des cellules et entraîne des agents”, selon ce rapport.
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RAMALLAH: Drapeaux palestiniens dans les gradins, à la télévision et sur la pelouse lors des victoires du Maroc: le Mondial de football au Qatar montre que la cause palestinienne n’a pas été “enterrée” par la normalisation des relations entre Israël et des pays arabes, estiment des politiques et des médias.
A Gaza, Ramallah et Jérusalem-Est, les succès du Maroc, premier pays arabe à accéder au carré des as d’un Mondial, sont suivis de près par les Palestiniens qui se félicitent de voir les Lions de l’Atlas arborer le drapeau noir, blanc, rouge et vert.
Dans sa boutique d’articles sportifs de Ramallah, Saeed Al-Ramahi n’a plus un seul maillot de la sélection marocaine à vendre. “Si j’avais eu 300 000 maillots, je les aurais tous vendus ces deux derniers jours”, dit-il à l’AFP.
L’engouement est tel que l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a convié les fans de football mercredi soir à la Muqataa, son siège à Ramallah, pour assister à la demi-finale France-Maroc.
“Le Mondial révèle le mensonge selon lequel la cause palestinienne a été enterrée par les accords” de normalisation récents entre Israël et des pays arabes, dont les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc, déclare Djibril Rajoub, président de la Fédération palestinienne de football et secrétaire général du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas.
Le Mondial est “une gifle à l’idée de normalisation”, affirme M. Rajoub, ajoutant que la compétition au Qatar a montré “aux Palestiniens que les peuples arabes n’avaient pas cessé de les soutenir”.
La classe politique palestinienne avait fustigé les accords d’Abraham, conclus en 2020, les qualifiant de “coups de couteau dans le dos”, soutenant que les pays arabes pouvaient normaliser leurs relations avec Israël après mais pas avant un règlement définitif au conflit israélo-palestinien.
«Confiance»
Les scènes “pro-Palestine” au Mondial ont “contribué à restaurer la confiance des Palestiniens dans la justice de leur cause”, souligne une étude conjointe publiée mardi par le Centre de recherche palestinien sur la politique et les sondages (PCPSR) et la fondation allemande Konrad Adenauer.
“La vaste majorité des Palestiniens disent avoir regagné beaucoup, sinon une partie, de leur confiance perdue à l’égard des Arabes depuis l’élan de solidarité exprimé envers la Palestine durant les matches de football”, poursuit l’étude.
“Nous, Palestiniens, sommes la 33e équipe au Qatar, nous étions présents dans tous les événements et forums qui ont accompagné cet événement historique”, a ajouté M. Rajoub.
“Toute activité sportive a des répercussions et un impact politique. Le sport est un des symboles de l’identité pour tout peuple, et nous avons besoin de ces symboles”, souligne-t-il.
Pays hôte du Mondial-2022, le Qatar a accueilli à la fin des années 90 une représentation commerciale israélienne, depuis fermée, et n’a pas normalisé ses relations avec l’Etat hébreu, étant plutôt un soutien clé de l’administration de Gaza, territoire palestinien sous contrôle du Hamas.
“Le Mondial au Qatar a confirmé que la cause palestinienne est toujours une valeur humaine suprême dans le monde arabe et sur la scène internationale”, affirme à l’AFP Hazem Qassem, porte-parole du Hamas.
«Vérité amère»
Si en Israël, pays à majorité juive dont une partie de la population est originaire du Maroc, la population célèbre les succès des Lions de l’Atlas, la profusion des drapeaux palestiniens montre que la normalisation des relations avec le monde arabe reste lointaine, souligne la presse.
“Les festivités marocaines au Mondial ont prouvé que le monde arabe est loin de la normalisation avec Israël”, soulignait dimanche dans une analyse le quotidien israélien Maariv.
“En tant que téléspectateurs israéliens, nous continuerons à regarder jusqu’au coup de sifflet final, tout en étant témoins de la vérité amère que les supporters arabes ont mise devant nos yeux”, poursuit ce journal de centre-droit.
Idem à gauche pour le quotidien Haaretz: “Le véritable vainqueur du Mondial sur les réseaux sociaux, c’est la Palestine”.

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