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Joe Biden a affirmé se tenir prêt « quoi qu’il arrive » tout en continuant d’activer la voie diplomatique. Les ministres américains et russes des affaires étrangères doivent s’entretenir mardi.
Le Monde avec AFP et Reuters
Temps de Lecture 5 min.
La Russie et les Etats-Unis se sont déchirés, lundi 31 janvier, au Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) au sujet des troupes massées par Moscou près de l’Ukraine.
Les Etats-Unis « continuent à appeler à la diplomatie » pour résoudre la crise autour de l’Ukraine, mais « nous sommes prêts quoi qu’il arrive », a averti lundi le président américain, Joe Biden.
A la veille d’un appel téléphonique crucial entre le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, prévu mardi pour déterminer la suite à donner à la crise, Washington a annoncé lundi soir avoir reçu une nouvelle « réponse écrite » de Moscou après un premier échange de courriers. La teneur n’a pas été dévoilée.
Plus tôt dans la journée, la Russie avait échoué à obtenir l’annulation de la réunion lors d’un vote de procédure, dix pays sur quinze votant en faveur de la session, qui a aussitôt débuté. L’ambassadeur de la Russie à l’ONU, Vassily Nebenzia, a d’emblée accusé Washington de chercher à « créer l’hystérie » et à « tromper la communauté internationale » avec des « accusations infondées ».
L’ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, a rétorqué que le déploiement de plus de 100 000 militaires russes aux frontières de l’Ukraine justifiait un débat public à l’ONU, car ce dispositif militaire « menace la sécurité internationale ».
Vassily Nebenzia et son homologue de Biélorussie, Valentin Rybakov, ont souligné qu’il s’agissait d’« exercices militaires conjoints » qui se tiendraient en février. « Nous avons des entraînements réguliers avec la Biélorussie » comme sur le territoire russe, a fait valoir l’ambassadeur russe devant des médias.
« Nous avons des preuves que la Russie a l’intention d’augmenter sa présence jusqu’à plus de 30 000 militaires » en Biélorussie près de la frontière avec l’Ukraine « d’ici au début de février », a souligné de son côté Linda Thomas-Greenfield. Ils seront « à moins de deux heures au nord de Kiev », a-t-elle précisé, en affirmant qu’aujourd’hui la Russie avait déployé en Biélorussie 5 000 militaires, dont des forces spéciales, avec notamment des missiles et des batteries antiaériennes.
« Si la Russie se détourne de la diplomatie et attaque l’Ukraine, la Russie en portera la responsabilité et subira des conséquences rapides et sévères », a mis en garde le président des Etats-Unis, Joe Biden, lundi dans un communiqué. « La réunion aujourd’hui du Conseil de sécurité est une étape décisive pour amener le monde à parler d’une seule voix [concernant cette crise] », a-t-il ajouté.
Devant le Conseil, Vassily Nebenzia a demandé quelles étaient les informations sur lesquelles s’appuyait l’Occident pour affirmer qu’il y avait plus de 100 000 militaires russes déployés aux abords de l’Ukraine, rappelant qu’avant l’invasion de l’Irak, en 2003, Washington avait assuré avoir des preuves d’armes de destruction massive dans ce pays, qui n’ont jamais été trouvées.
L’ambassadeur de l’Ukraine à l’ONU, Sergiy Kyslytsya, a demandé sur un ton mesuré que son pays ne « soit pas intimidé » par des mouvements militaires. « La priorité est d’arriver à un cessez-le-feu dans la région du Donbass », dans l’est de l’Ukraine, théâtre d’affrontements avec des séparatistes ukrainiens soutenus par Moscou, a-t-il dit.
Les présidents russe et français, Vladimir Poutine et Emmanuel Macron, se sont ensuite entretenus par téléphone pour la deuxième fois en quatre jours, a affirmé le Kremlin dans un communiqué. Les deux dirigeants, qui s’étaient déjà entretenus vendredi, sont convenus de poursuivre les contacts par téléphone mais aussi, selon le Kremlin, d’étudier « la possibilité » de se rencontrer en personne.
Le Conseil de sécurité de l’ONU doit à nouveau discuter de l’Ukraine le 17 février lors d’une réunion régulière consacrée aux accords de Minsk visant à pacifier le Donbass.
Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont brandi la menace de nouvelles sanctions contre la Fédération de Russie. Londres a dit vouloir cibler les actifs russes « qui intéressent directement le Kremlin ». Moscou a répondu lundi en accusant les autorités britanniques de préparer ainsi une « attaque » contre les entreprises russes, promettant une « riposte » le cas échéant.
La chef de la diplomatie britannique, Liz Truss, a annoncé lundi une nouvelle législation pour durcir le régime de sanctions du Royaume-Uni qui pourrait être utilisé en cas d’attaque de la Russie contre l’Ukraine.
Les Etats-Unis ont préparé des « dispositifs de sanctions spécifiques contre des membres de l’élite russe et leurs familles » si jamais la Russie attaquait l’Ukraine, a averti de son côté la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki. Washington a identifié « des individus appartenant ou gravitant autour du premier cercle du Kremlin », a-t-elle expliqué, précisant que les oligarques étaient « des cibles particulièrement vulnérables » à des sanctions en raison de leurs liens financiers très étroits avec des pays occidentaux.
Parmi l’arsenal de sanctions évoquées, le Royaume-Uni comme les Etats-Unis envisagent de cibler le gazoduc stratégique Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne, ou encore de compliquer l’accès, pour les Russes, aux transactions en dollars, la monnaie reine dans les échanges internationaux.
La Russie est accusée, depuis la fin de 2021, d’avoir massé jusqu’à 100 000 soldats à la frontière ukrainienne en vue d’une attaque. Moscou nie tout projet en ce sens, tout en réclamant des garanties écrites pour sa sécurité, dont le rejet d’une adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et la fin du renforcement militaire de l’Alliance atlantique à l’est. Cette demande-clé a été rejetée par les Etats-Unis cette semaine dans une réponse écrite à Moscou.
Plusieurs pays occidentaux ont annoncé, ces derniers jours, l’envoi de nouveaux contingents en Europe orientale. Le premier ministre britannique, Boris Johnson, va proposer cette semaine à l’OTAN un déploiement de troupes pour répondre à « l’hostilité russe » envers l’Ukraine.
Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, son homologue allemande, Annalena Baerbock, ainsi que le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, sont attendus cette semaine à Kiev.
La ministre de la défense canadienne, Anita Anand, dont le pays fournit une assistance militaire à l’Ukraine, y est arrivée dimanche pour une visite de deux jours. Elle a annoncé le déplacement des troupes militaires canadiennes dans l’ouest de l’Ukraine et le rapatriement temporaire de tous les employés non essentiels en poste à son ambassade de Kiev.
Le Monde avec AFP et Reuters
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