https://arab.news/9z5nh
JÉNINE: Deux Palestiniens et un officier israélien ont été tués mercredi lors d’échanges de tirs dans la région de Jénine, théâtre ces derniers mois de heurts récurrents et meurtriers dans le nord de la Cisjordanie occupée.
L’armée israélienne a indiqué que “deux suspects” s’étaient approchés dans la nuit du point de passage de Jalameh, entre le secteur de Jénine et Israël. Ils ont tiré avec des armes automatiques en direction de soldats postés au checkpoint, “qui ont riposté en ouvrant le feu”, selon l’armée.
Un commandant israélien, Bar Falah, âgé de 30 ans, a été tué dans les échanges de tirs, a indiqué l’armée. Il a été enterré mercredi soir au cimetière militaire de Netanya, au nord de Tel-Aviv.
“Nous n’hésiterons pas à agir là où l’Autorité palestinienne ne maintient pas l’ordre”, a déclaré le Premier ministre israélien Yaïr Lapid qui a salué la mémoire de l’officier tué. “Bar était un soldat dévoué, qui a combattu le terrorisme et mené ses troupes jusqu’à la dernière heure”, a-t-il ajouté dans un communiqué.
A Ramallah, le ministère palestinien de la Santé a de son côté confirmé la mort de “deux jeunes hommes”.
Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, il s’agit d’Ahmed Ayman Ibrahim Abed, âgé de 23 ans, et d’Abdel Rahman Hani Soubhi Abed, 22 ans, originaires de Kafr Dan, près de Jénine. L’un des deux hommes était membre des services de renseignements de l’Autorité palestinienne, a indiqué une source de sécurité palestinienne.
Les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, la branche armée du parti Fatah (laïc) du président palestinien Mahmoud Abbas, ont revendiqué l’attaque contre le commandant israélien.
“Après un affrontement de plusieurs heures entre les combattants héroïques et les forces d’occupation, nos combattants des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa ont réussi à tuer l’officier Bar Falah”, a déclaré le groupe armé dans un communiqué.
Depuis une série d’attentats anti-israéliens à partir de mars qui ont fait 19 morts, l’armée israélienne a multiplié ses opérations dans le nord de la Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967 par l’Etat hébreu, notamment dans les régions de Naplouse et Jénine où des groupes armés palestiniens sont actifs.
Ces opérations, fréquemment émaillées de heurts avec la population locale ou des combattants, ont fait des dizaines de morts côté palestinien et conduit à l’arrestation de plus de 1 500 personnes, selon le chef de l’armée israélienne, Aviv Kohavi.
Fermeture de points de passage
Dimanche, un Palestinien membre des brigades des martyrs d’Al-Aqsa, a succombé à des blessures par balles infligées quelques jours auparavant. Il avait été blessé lors d’affrontements avec l’armée venue détruire à Jénine le logement de l’auteur d’une attaque fatale à trois Israéliens le 7 avril à Tel-Aviv.
La semaine dernière, deux membres de mouvements islamistes armés palestiniens, le Hamas et le Jihad islamique, ont été tués dans des raids.
“Notre peuple palestinien à Jénine, à Naplouse et dans toutes les villes de Cisjordanie poursuit une révolution massive et une lutte permanente contre l’occupation” israélienne, “en réponse à ses crimes”, a indiqué le Hamas, mouvement au pouvoir dans la bande de Gaza.
Mercredi soir, le Cogat, l’organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens, a annoncé “qu’après une évaluation sécuritaire, le ministre de la Défense (Benny Gantz, NDLR) a décidé de fermer les points de passages de Jalameh et Sallem à compter d’aujourd’hui et jusqu’à nouvel ordre”.
M. Gantz a également décidé de suspendre les permis d’entrée en Israël, dont les permis de travail, des résidents de Kafr Dan, a ajouté le Cogat.
https://arab.news/rwf5u
DAMMAM : Des robots serveurs, des danseurs sans tête recouverts de chocolat et du café à gogo, voilà le savoureux mélange proposé pendant quatre jours par un festival saoudien.
Le festival du café et du chocolat, qui se déroule jusqu’à dimanche à l’Expo de Dhahran, à Dammam, coïncide avec la Journée mondiale du café et la célébration par le Royaume de l’année du café saoudien.
Les visiteurs peuvent déguster ou acheter du café et du chocolat auprès de plus de 50 enseignes participant à l’événement.
De nombreux robots servent des bouteilles d’eau et des sucreries arabes tandis que des danseurs sans tête, entièrement couverts de chocolat, divertissent la foule.
Mohammed Barakah, représentant commercial de l’une des enseignes, Edafat+, a déclaré : « Depuis nos débuts, en 2017, nous participons chaque année au festival du café et du chocolat.
« C’est un événement majeur dans notre secteur, et nous aimons éduquer et interagir avec les amateurs de café en Arabie saoudite ».
Rowel Guevarra, directeur exécutif d’Edafat+, conçoit des recettes et gère les différentes saveurs en tenant compte du public saoudien. Il a noté que la saveur la plus populaire servie dans les quatre branches de l’entreprise était la pistache et il a déclaré à Arab News qu’il aimait particulièrement aider les baristas saoudiens émergents à perfectionner leurs recettes.
Il explique : « Si nous prenons part à ce festival ici en Arabie saoudite, c’est surtout pour offrir une aide aux nouveaux venus dans le secteur ».
La marque présentait sa gamme de produits importés de divers pays et proposait aux visiteurs non seulement des cafés aromatisés, glacés et chauds, mais également des mélanges de chai épicés, des lattes matcha et des boissons à base de sirop et de fruits.
Parmi les autres enseignes présentes figurent Doha Roasters, Camel Step, Najdiya et Al-Shayukh Golden Coffee des frères Al-Noman.
Des marques de chocolat locales et internationales participent également à l’événement.
Rolla Ahmad, qui tient le stand de Lush, précise : « Il y a sept marques de chocolat que les gens viennent goûter pour ensuite les évaluer ». Le vote a lieu sur un grand écran.
Sous forme de buffet, différents types de chocolat de diverses marques locales sont proposés aux visiteurs qui peuvent les goûter et voter. Le nom du gagnant sera annoncé pendant le festival.
Un championnat saoudien d’ « art latte » aura également lieu.
Le festival vise à mettre en avant les dernières innovations et recettes du secteur tout en offrant une plateforme de rencontre et d’échanges.
Des spectacles de musique traditionnelle et de oud font également partie des attractions du festival.
L’une des artistes, Joana Cruz, du Portugal, a déclaré : « C’est la première fois que je viens en Arabie saoudite et que je participe à ce merveilleux festival. Je suis ravie d’être ici. Je me produis également dans le cadre de l’exposition.
« J’apprécie vraiment ce pays et cette expérience. Le café est tout simplement délicieux ! Et les chocolats sont parfaits. J’espère revenir. »
Les billets peuvent être achetés en ligne ou sur place et varient entre 35 SR (9 $) et 55 SR. La prochaine édition de l’exposition aura lieu à Riyad, du 29 novembre au 3 décembre.
https://arab.news/5b3q3
KABOUL : Les manifestations de femmes en Afghanistan sont en hausse depuis l’attentat à la bombe meurtrier de la semaine dernière dans un centre éducatif à Kaboul, les militants affirment qu’ils sont encouragés par les manifestations en cours en Iran.
L’explosion du centre éducatif de Kaaj, dans le quartier de Dasht-e-Barchi, à l’ouest de la capitale afghane, visait des adolescents qui s’apprêtaient à passer un examen universitaire.
Au moins 43 personnes ont été tuées et 83 blessées lorsqu’un kamikaze a fait exploser une bambe dans la salle d’examen où se trouvaient environ 500 étudiants. La plupart des victimes étaient des filles de la communauté hazara, qui a souvent été prise pour cible par les militants armés.
Depuis l’attentat du 30 septembre, les activistes sont descendues dans la rue dans tout le pays, se mobilisant dans le but de dénoncer la violence incessante ainsi que les restrictions imposées aux femmes et aux minorités.
Bien que les protestations aient été dissoutes par les autorités talibanes – qui, depuis leur prise de contrôle en août 2021, ont restreint les droits des femmes – des dizaines de manifestants se sont présentés à Kaboul et dans les provinces de Herat, Bamyan, Balkh, Nangarhar et Ghazni au cours des six derniers jours.
Des étudiantes afghanes marchent de l’Université de Herat vers le bureau du gouverneur provincial à Herat lors d’une manifestation le 2 octobre 2022. (Photo, AFP)
«Je suis heureuse que des femmes de différentes régions du pays se joignent à nous pour condamner l’attaque contre les étudiantes Hazara à Kaboul. Je demande aux autres sœurs et frères de faire de même», a déclaré à Arab News Razia Mohseni, 34 ans, militante des droits des femmes à Kaboul.
Elle a indiqué «Les récentes manifestations en Iran sont une source d’inspiration pour nous aussi. Les femmes en Iran et ici souffrent presque des mêmes problèmes. Les femmes de tout le pays et d’ailleurs doivent se donner la main pour faire entendre leur voix. Ensemble, nous gagnerons tous.»
En Iran voisin, les manifestations dans tout le pays, qui ont commencé à la mi-septembre, ont été la plus grande manifestation de dissidence depuis plus de dix ans.
Déclenchées par la mort de Mahsa Amini, 22 ans, décédée alors qu’elle était détenue par police des mœurs iranienne, les manifestations se sont étendues aux 31 provinces de l’Iran, les minorités ethniques et religieuses s’y joignant malgré les réactions violentes des autorités.
Pour les femmes afghanes, les manifestations en Iran sont un «symbole de résistance et de réveil», a déclaré Zarmina Charifi, une activiste de 26 ans originaire de Nangarhar.
Elle a ajouté «Nos sœurs ont été tuées dans une attaque contre le centre éducatif de Kaaj à Kaboul alors qu’elles recevaient leur éducation. Tout en condamnant cette attaque lâche, nous sommes solidaires de nos sœurs. Nous demandons aux autorités de protéger les étudiants et les centres d’éducation.»
Alors que les forces de sécurité dispersent les manifestants, car depuis septembre de l’année dernière, une autorisation du ministère de la Justice est nécessaire afin d’organiser des manifestations en Afghanistan, les femmes disent qu’elles doivent faire entendre leur voix.
«Nous ne pouvons pas rester silencieux sur le meurtre de nos sœurs. Nous voulons être protégées et obtenir nos droits. Nous ne faisons rien de mal en élevant nos voix pour les opprimés», a indiqué à Arab News Hafiza Jami, étudiante de l’université de Herat.
Elle a soutenu «Les femmes en Iran et en Afghanistan devraient pouvoir vivre leur vie sans crainte. C’est le sens de notre manifestation. Dans des moments comme celui-ci, être ensemble nous donne de la force.»
 
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 
https://arab.news/6azg5
BEYROUTH: Les autorités sanitaires libanaises craignent que le pays ne soit frappé par sa première épidémie de choléra depuis près de trois décennies après la confirmation de deux cas près de la frontière syrienne.
Un homme syrien d’une cinquantaine d’années, qui vit dans un camp de réfugiés et une femme libanaise qui s’occupe de lui ont été confirmés cette semaine comme étant atteints du choléra au Akkar. La situation de l’homme, dont l’infection a été enregistrée le 5 octobre, serait stable à l’hôpital. Ainsi, la situation de la femme qui reste avec sa famille est stable.
Les responsables du ministère de la Santé ont déclaré qu’ils avaient également enregistré plusieurs cas de diarrhée au Akkar qui dispose de services d’assainissement médiocres et dont la population a été gonflée par les réfugiés, mentionnant ainsi que des tests étaient en cours pour vérifier si l’un des malades était atteint du choléra.
Parallèlement, trois à cinq cas quotidiens d’hépatite sont enregistrés parmi les villageois de la région nord de Danniyeh.
La dernière épidémie de choléra au Liban a été enregistrée en 1993 et a causé plusieurs morts. Sa réapparition intervient alors qu’une épidémie sévit en Syrie, avec des milliers de cas le mois dernier.
Firas Abiad, ministre libanais de la Santé par intérim, a révélé qu’il s’attendait à une augmentation des cas à cause de l’épidémie de l’autre côté de la frontière.
Il a toutefois mentionné que les cas étaient «encore limités» et que des médicaments étaient disponibles. Il a souligné que le Liban se coordonnait avec l’Organisation mondiale de la santé, tandis que son ministère examinait les eaux usées et demandait aux hôpitaux de signaler tout patient présentant des symptômes.
Le Dr Abdel Rahman Bizri, député et bactériologiste, a déclaré à Arab News que l’état de faiblesse du Liban le rendait vulnérable à une infection massive.
«L’hépatite et le choléra vont se propager au Liban en raison de l’effondrement des institutions publiques, du manque d’entretien des égouts et des canalisations et des coupures d’électricité et d’eau», a-t-il prévenu.
Bizri a ajouté: «Le patient syrien s’est abstenu de dire comment il a contracté la maladie. Nous ne savons pas s’il était en Syrie de manière illégale et s’il est rentré au Liban. Si c’est le cas, il est facile de contenir la maladie.»
«Mais si la cause est l’eau contaminée, beaucoup d’autres personnes pourraient contracter la maladie, d’autant plus que les institutions de l’État et les municipalités ne remplissent pas leurs fonctions en termes de sécurité de l’eau et d’isolement des eaux usées.»
«Les épidémies d’hépatite et de choléra sont une preuve de l’échec de l’État et nous en payons le prix.»
La menace de la maladie s’ajoute aux problèmes rencontrés par un pays déjà en proie à l’effondrement financier.
Les banques libanaises ont fermé vendredi après une vague sans précédent d’attaques d’épargnants essayant d’accéder à leurs comptes gelés.
Les succursales de banques n’avaient été ouvertes que quelques jours depuis la dernière fermeture il y a deux semaines, en réponse à des personnes armées menaçant les employés afin d’obtenir leur argent.
Les banques ont maintenant menacé de fermer leurs portes indéfiniment et leurs services seront limités aux guichets automatiques. Un système de prise de rendez-vous n’a pas permis de mettre fin aux attaques d’épargnants.
Les Libanais s’inquiètent également de la situation en matière de sécurité, alors que les négociations achoppent sur un accord maritime négocié par les États-Unis avec Israël concernant l’extraction de gaz et de pétrole du champ contesté de Karish.
Israel Hayom, un journal israélien, a rapporté que les autorités se préparaient à commencer les tests «peut-être en début de semaine prochaine».
Le Liban est opposé au forage. Pendant le sermon du vendredi, le cheikh du Conseil de la Choura du Hezbollah, Mohammed Yazbek, a déclaré: «Notre réponse est claire. Le pétrole ne sera pas extrait du champ de Karish avant que les demandes du Liban ne soient satisfaites. Nous ne voulons pas la guerre, mais nous serons prêts si elle est déclenchée.»
La médiation américaine n’a pas pris fin malgré le refus israélien d’examiner les amendements proposés par le Liban à l’accord.
 
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 

source

Catégorisé: