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EXPRESSION POPULAIRE – Le petit terme d’argot est parfois employé comme un synonyme du mot «argent». Mais d’où vient-il ? Le Figaro revient sur son histoire.
Si l’argent ne fait pas le bonheur, il ne fait aucun doute qu’il y contribue. Il suffit d’ailleurs de regarder la place qu’il occupe dans nos expressions du quotidien! «Le fric», «le pognon», «la thune», «les radis», «la galette»… C’est un véritable champ de blé qui parcoure nos usages! À croire que l’on s’échange plus d’argent que de mots d’amour en français… Mais d’où vient donc le mot «oseille»?
À l’origine, le mot né du bas latin acidula, «acide», d’après oxalis, «oseille», désigne une plante potagère, aux feuilles allongées vert foncé, dont le goût, indique le Trésor de la langue française, est «acide». C’est à elle que l’on doit notamment, le mot «oseille» employé comme adjectif pour désigner une couleur… «vert foncé». Une teinte à ne pas confondre avec le glauque, «vert blanchâtre».
Présent dès la fin du XIe siècle dans les usages, le mot s’écrit d’abord «oiseles», puis «osile» (XIIIe) et «ozeille» au XIVe siècle avant de prendre la forme qu’on lui connaît aujourd’hui: «oseille». Étrangement pourtant, si le mot a une longue ascendance, nul ne sait vraiment quand il fut employé pour la première fois dans le sens «d’argent».
Le CNRTL évoque une possible origine, sous la forme «vinette», dès le début du XVIIe siècle. Mais le thésaurus ne souffle mot sur le déplacement de sens qui s’opéra entre la plante et l’argent… Notons toutefois, que le mot arriva en argot dès la seconde moitié du XIXe siècle, pour ne plus jamais le quitter, des troquets de Paris jusqu’aux cafés des faubourgs. On le releva par exemple en littérature, chez le maître de l’oralité, Céline: «C’est moi qui fais rentrer l’oseille… Ma mère chez Monsieur Bizonde, le bandagiste en renom, elle gagne pas beaucoup», (Mort à crédit, 1936).
Précisons enfin que l’oseille s’employa au XIXe siècle dans l’expression «la faire à l’oseille à quelqu’un». Elle signifiait «essayer de faire croire (quelque chose à quelqu’un), chercher à impressionner, à duper». Flaubert l’employait en ce sens dans ses Correspondances, en 1879: «Ohé mufe! Et ta sœur? Tu nous la fais à l’oseille!» Une autre manière de raconter des salades donc, mais aux pousses d’oseille!
fred no
le 25/02/2018 à 19:30
OK Pour résumer … Vous ne savez pas d’où vient l’oseille? Nous, non plus!
Lemniscate de Bernoulli
le 25/02/2018 à 19:29
C’est un peu court jeune homme !
On peut dire bien des choses en somme :
Le blé, le jonc, l’artiche, la galette, le flouze,le fric, les pépettes, les ronds, la thune, les talbins, les fafiots, la mitraille, les sacs, les briques, les plaques …
Chienne de vie.
le 25/02/2018 à 19:04
Ce ne sont pas des salades mais une omelette faite à l’oseille.
L’utilisez-vous au quotidien? Le Figaro revient sur cette locution qui semble de plus en plus parasiter nos propos.
Ces trois formes homonymes rencontrées au quotidien n’ont pas le même sens. Quelle orthographe faut-il respecter? Le Figaro vous éclaire.
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D’où vient «l’oseille» ?
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