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Le chef de la diplomatie russe a assuré que Moscou allait poursuivre les discussions, mais a mis en garde contre le danger « réel » d’une troisième guerre mondiale. L’armée ukrainienne a affirmé avoir repoussé une série d’attaques russes dans les régions de Donetsk et de Louhansk, dans le Donbass.
Plusieurs tentatives d’évacuations de civils de Marioupol, ce port stratégique sur la mer d’Azov détruit à 90 %, selon les autorités ukrainiennes, ont échoué ces dernières semaines. Dans le reste du pays, les combats se poursuivent dans le Donbass (Est), où de nombreuses localités sont quotidiennement bombardées. Voici un point de la situation, à partir d’éléments des journalistes de l’Agence France-Presse sur place, de déclarations officielles ukrainiennes et russes, de sources occidentales, d’analystes et d’organisations internationales.
Moscou a annoncé son intention de cesser les hostilités lundi afin de permettre l’évacuation des civils demeurant avec des combattants ukrainiens dans le complexe métallurgique assiégé Azovstal, à Marioupol. Le ministère de la défense russe a précisé dans un communiqué que les catégories de personnes autorisées à sortir sont les femmes, les enfants et le personnel de l’usine. Mais Kiev a démenti qu’un accord ait été conclu à cette fin. « Je déclare officiellement et publiquement que, malheureusement, il n’y a aucun accord concernant un couloir humanitaire depuis Azovstal aujourd’hui », a écrit sur Telegram la vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk. Selon l’état-major ukrainien, près de 1 000 civils sont retranchés à Azovstal. Au total, au moins 100 000 civils seraient encore coincés à Marioupol.
L’armée ukrainienne a affirmé lundi avoir repoussé une série d’attaques russes dans les régions de Donetsk et de Louhansk, dans le Donbass, où de nombreuses localités, comme Roubijne, sont quotidiennement bombardées. Le contrôle de ce bassin minier est l’un des objectifs affichés par Moscou, tout comme le contrôle total du sud de l’Ukraine, où les combats sont aussi quotidiens, notamment dans la région entre Kherson et Mykolaïv. Selon le ministère de la défense britannique, la Russie a enregistré des « avancées mineures » dans certaines zones, mais pas de « percée ».
La Russie a abattu lundi matin deux drones ukrainiens près de la frontière avec l’Ukraine, dans le district de Rylsk, a déclaré sur Telegram le gouverneur de la région de Koursk, Roman Starovoït. Cette annonce a été faite peu après que les autorités russes ont signalé l’incendie d’un grand dépôt de carburant à Briansk, une ville russe située à 150 kilomètres de la frontière et servant de base logistique à l’offensive militaire de Moscou. Les Russes n’ont pas précisé les causes de ce sinistre.
Au moins cinq personnes ont été tuées et dix-huit autres, blessées lundi dans des bombardements russes sur des installations ferroviaires dans la région de Vinnytsia (Centre-Ouest), a annoncé le parquet local. L’explosion d’un missile a par ailleurs déclenché lundi matin un incendie dans la gare de Krasne, près de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, selon le gouverneur régional, qui a précisé ne pas avoir d’informations sur d’éventuelles victimes dans l’immédiat.
Vous pouvez retrouver notre nouveau direct sur ce lien.
Dans un message publié sur Twitter, le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba, interprète les déclarations du chef de la diplomatie russe sur les risques d’une troisième guerre mondiale comme un aveu de défaite.
La Russie perd son dernier espoir de dissuader le monde de soutenir l’Ukraine. Ainsi parle-t-on d’un danger « réel » de la troisième guerre mondiale. Cela signifie seulement que Moscou sent la défaite venir en Ukraine. Par conséquent, le monde doit redoubler d’efforts pour soutenir l’Ukraine afin que nous l’emportions et que nous préservions la sécurité européenne et mondiale.
« Les droits de douane sur tous les biens importés d’Ukraine seront maintenant réduits à zéro, et tous les quotas seront abolis », a annoncé, aujourd’hui, le gouvernement britannique dans un communiqué. Cette mesure répond à une demande directe du président ukrainien Volodymyr Zelensky, précise le communiqué. Elle concerne notamment l’orge, le miel, les volailles et les tomates en boîte exportées par l’Ukraine vers le Royaume-Uni.
« Le Royaume-Uni continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir la lutte de l’Ukraine contre l’invasion brutale et non provoquée de Poutine et contribuer à assurer la sécurité et la prospérité à long terme de l’Ukraine et de son peuple », a déclaré la secrétaire au commerce international, Anne-Marie Trevelyan, citée dans le communiqué.
Londres a, par ailleurs, interdit l’exportation vers la Russie de certains produits et technologies qu’elle « pourrait utiliser pour réprimer le peuple héroïque d’Ukraine », notamment les équipements d’interception et de surveillance de communications. « Cela permettra de combler toutes les lacunes existantes afin de garantir que la Russie n’achète pas ces produits au Royaume-Uni », précise le communiqué britannique.
Le gouvernement britannique avait étendu la semaine dernière la liste de ses sanctions commerciales, en interdisant l’importation d’argent, de produits issus du bois ou encore le caviar, et augmenté de 35 points de pourcentage les droits de douane sur certains produits en provenance de Russie et de son allié la Biélorussie, notamment sur les diamants et le caoutchouc.
Londres affirme avoir sanctionné depuis le début de la guerre en Ukraine plus de 1 400 personnes et entreprises liées au régime du président russe Vladimir Poutine.
Les Etats-Unis organisent, mardi, une conférence devant réunir plus de 40 pays lors de laquelle seront abordées des questions de défense liées à l’Ukraine, avec pour but d’armer Kiev afin que le pays puisse se défendre contre l’offensive, potentiellement décisive, lancée par la Russie dans l’est du pays.
L’événement va être présidé par le secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin, sur la base aérienne américaine de Ramstein en Allemagne. Lors de son déplacement, dimanche, à Kiev, le chef du Pentagone avait promis au président ukrainien, Volodimir Zelensky, un soutien supplémentaire dans la guerre face à la Russie. Les Ukrainiens « peuvent gagner s’ils ont l’équipement approprié, le soutien approprié », avait dit Lloyd Austin après sa visite.
D’après le chef d’état-major de l’armée américaine, le général Mark Milley, l’un des principaux objectifs des discussions est de synchroniser et de coordonner une aide sécuritaire croissante à l’Ukraine comprenant des armes lourdes ainsi que des drones armés et des munitions. S’exprimant devant des journalistes présents à bord de l’avion le transportant en Allemagne, il a déclaré que les prochaines semaines seraient « vraiment décisives ». L’Ukraine « a besoin de soutien continu pour avoir de la réussite sur le champ de bataille », a-t-il ajouté. « Et cela est réellement l’objectif de cette conférence ».
Dans son dernier rapport sur le conflit ukrainien, le ministère britannique de la défense estime que la récolte céréalière ukrainienne devrait baisser de 20 % en 2022 par rapport à l’année passée, en raison de la réduction des zones de semis provoquée par l’invasion russe. Cette baisse devrait avoir un impact mondial, l’Ukraine étant le quatrième producteur et exportateur de produits agricoles au monde.
« La réduction de l’offre de céréales en provenance d’Ukraine générera des pressions inflationnistes, faisant monter le prix mondial des céréales », est-il précisé dans le rapport. « Les prix élevés des céréales pourraient avoir des répercussions importantes sur les marchés alimentaires mondiaux et menacer la sécurité alimentaire mondiale, en particulier dans certains des pays les moins développés économiquement », avertit le ministère.
Au lendemain de sa visite à Kiev pour rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le secrétaire américain à la défense Lloyd Austin a affirmé que si les États-Unis veulent voir l’Ukraine rester un pays souverain et démocratique, ils veulent aussi « voir la Russie affaiblie au point où elle ne peut pas faire des choses comme envahir l’Ukraine ».
Le président russe Vladimir Poutine avait, lui, accusé les Etats-Unis et leurs alliés d’essayer de « diviser la société russe et de détruire la Russie de l’intérieur ».
Des responsables de Marioupol ont déclaré qu’un nouveau charnier avait été identifié à environ dix kilomètres au nord de la ville assiégée.
Le maire, Vadym Boychenko, a déclaré que les autorités tentaient d’estimer le nombre de victimes dans la tombe découverte. Des photos satellites publiées ces derniers jours ont montré ce qui semble être des fosses communes.
Le Metropolitan Opera de New York et le Grand Théâtre de Varsovie organisent une tournée de l’Orchestre ukrainien de la liberté en Europe et aux Etats-Unis du 28 juillet au 20 août.
L’orchestre doit se réunir à Varsovie le 18 juillet pour des répétitions. Il comprendra des musiciens de Kiev, Lviv, Kharkiv et Odessa ainsi que des membres ukrainiens d’orchestres européens. Il sera dirigé par Keri-Lynn Wilson, une chef d’orchestre canado-ukrainienne mariée au directeur général du Met, Peter Gelb,
La tournée débutera au Teatr Wielki, l’Opéra national de Pologne, le 28 juillet et comprendra une représentation télévisée aux BBC Proms à Londres le 31 juillet. Elle continuera au Festival des Chorégies d’Orange en France (2 août) avant d’aller à Berlin en Allemagne (4 août), à Édimbourg en Écosse (6 août), à Snape Maltings en Angleterre (8 août), à Amsterdam aux Pays-Bas (11 août), à Hambourg en Allemagne encore (13 août), avant de se terminer aux Etats-Unis à New York (18 et 19 août) et à Washington (20 août).
Le secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a rencontré aujourd’hui à Ankara le président turc Recep Tayyip Erdogan. Il a exprimé son soutien aux efforts diplomatiques en cours de la Turquie pour mettre fin à la guerre, a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, ajoutant qu’ils « ont convenu de rester en contact pour suivre les initiatives en cours ».
La Turquie a essayé de négocier la fin du conflit en accueillant des réunions entre les négociateurs russes et ukrainiens à Istanbul, et une autre entre les ministres des affaires étrangères des deux pays à Antalya. Ankara tente actuellement d’organiser un sommet à Istanbul entre M. Zelensky et son homologue russe Vladimir Poutine, bien que les responsables turcs admettent que les perspectives de tels pourparlers restent actuellement faibles.
Le chef de l’ONU et le président turc « ont réaffirmé que leur objectif commun est de mettre fin à la guerre le plus tôt possible et de créer les conditions pour mettre fin aux souffrances des civils », a déclaré M. Dujarric. Ils ont souligné le besoin urgent d’un « accès efficace par des couloirs humanitaires » pour évacuer les civils ukrainiens et fournir une aide humanitaire aux communautés touchées par la guerre.
Antonio Guterres doit se rendre à Moscou, mardi, pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine. Il a ensuite prévu d’aller à Kiev pour rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Le dirigeant ukrainien a reproché au secrétaire général d’avoir fait le choix de se rendre en Russie avant l’Ukraine, déclarant qu’il n’y avait « aucune justice et aucune logique dans cet ordre ».
« La guerre est en Ukraine, il n’y a pas de cadavres dans les rues de Moscou. Il serait logique d’aller d’abord en Ukraine, pour voir les gens là-bas, les conséquences de l’occupation », a déclaré M. Zelensky.
Bonsoir,
cela fait beaucoup de questions, et des réponses difficiles à donner avec certitude.
il y a quelques jours, la Moldavie a convoqué l’ambassadeur de Russie pour exprimer sa « profonde préoccupation » après les déclarations du général russe Roustam Minnekaïev qui avait affirmé que Moscou voulait prendre le contrôle du sud de l’Ukraine pour avoir un accès à la Transnistrie, cette région séparatiste prorusse moldave. La Moldavie avait appelé à respecter sa « souveraineté territoriale » et sa « neutralité ».
Plusieurs experts avait analysé cette déclaration russe comme « une diversion » pour détourner l’attention du Donbass vers le sud, la Russie n’ayant pas actuellement les capacités militaires pour atteindre cet objectif affiché.
La région de Transnistrie, peuplée en majorité de russophones, appartient depuis la chute de l’URSS en 1991 à la Moldavie, qui souhaitait se libérer de la tutelle de Moscou et qui a adopté le roumain comme seule langue officielle. La Transnistrie fait sécession en 1992 et s’autoproclame pays indépendant. Entre le fleuve Dniestr et la frontière ukrainienne, cette région de l’Est moldave a un nom (République transnistrienne de Moldavie, dont l’acronyme local est « PMR »), une capitale (Tiraspol), un président (Vadim Krasnoselsky), une monnaie (le rouble transnistrien), et un drapeau orné d’une faucille et d’un marteau, vestiges soviétiques. Mais la Transnistrie n’est reconnue par aucun membre de l’ONU. Pas même par la Russie, qui soutient pourtant financièrement et militairement ce petit territoire prorusse depuis trente ans.
Sur ses 500 000 habitants, un tiers est d’origine roumaine, et deux tiers sont russes et ukrainiens. En 1992, la Russie avait envoyé sur place environ 2 000 soldats pour maintenir la paix et défendre les intérêts des russophones. Malgré les engagements répétés de Moscou de retirer ses troupes de Transnistrie, il resterait encore plus d’un millier de militaires qui prennent leurs ordres du Kremlin.
La présidente proeuropéenne, Maia Sandu, élue en 2020, a réclamé le départ de l’armée russe de Transnistrie dès son entrée en fonction, en excluant d’emblée tout contact direct avec le dirigeant de la PMR. Le message est très mal passé à Moscou, qui a menacé à deux reprises de couper le gaz à la Moldavie si celle-ci ne réglait pas sa dette gazière s’élevant à 7 milliards de dollars, en grande partie contractée par la PMR.
La Moldavie est le pays européen, après la Pologne, qui a fourni l’effort le plus remarquable pour accueillir les réfugiés ukrainiens. Cet Etat pauvre de près de 3 millions d’habitants, longtemps négligé à la périphérie de l’Union européenne, fait l’objet, aujourd’hui, d’une attention inédite de la part de Bruxelles et de Washington. Maia Sandu a d’ailleurs remis le premier questionnaire pour l’adhésion à l’Union européenne à Janis Mazeiks, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Moldavie.
Tout ce qui concerne une escalade militaire en cas d’attaque russe reste pour l’instant de la spéculation.
S’exprimant dans un entretien à la télévision publique diffusé lundi sur le site internet du ministère russe des affaires étrangères, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a estimé que les armes livrées par les Occidentaux à l’Ukraine sont « une cible légitime pour l’armée russe œuvrant dans le cadre de l’opération spéciale », le terme utilisé par Moscou pour qualifier son attaque sur l’Ukraine.
« Des entrepôts de stockage dans l’ouest de l’Ukraine ont été visés plus d’une fois [par l’armée russe]. Comment peut-il en être autrement ? », a-t-il ajouté.
Pour M. Lavrov, les livraisons occidentales d’armes à l’Ukraine signifient que l’OTAN est « en substance engagée dans une guerre avec la Russie, via un intermédiaire, et elle arme cet intermédiaire. Cela signifie la guerre ».
La photo que vous voyez en haut de ce direct
Dans sa traditionnelle vidéo de soirée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est de nouveau montré confiant quant à une victoire ukrainienne au terme du conflit.
« Le 24 février, la plupart des gens dans le monde ne croyaient même pas que nous résisterions plus d’une semaine », déclare-t-il. « Il y a un mois, nous devions encore convaincre différents pays que miser sur l’Ukraine était un pari gagnant. Et maintenant… Maintenant, tout le monde le sait », ajoute-t-il.
« Grâce au courage, à la sagesse de nos défenseurs, grâce au courage de tous les Ukrainiens, de toutes les Ukrainiennes, notre Etat est un véritable symbole de la lutte pour la liberté », estime M. Zelensky dont l’attitude a été mise en cause dans la journée par le chef de la diplomatie russe.
Sergueï Lavrov a accusé le président ukrainien de « faire semblant » de discuter avec Moscou. « C’est un bon acteur (…), si on regarde attentivement et on lit attentivement ce qu’il dit, vous allez y trouver un millier de contradictions », a affirmé M. Lavrov cité par les agences de presse russes. Mais « nous continuons de mener des négociations avec l’équipe » ukrainienne « et ces contacts vont se poursuivre », a-t-il déclaré, tout en mettant en avant le risque d’une troisième guerre mondiale. « Le danger est grave, il est réel, on ne peut pas le sous-estimer », a jugé M. Lavrov.
Même le maire a quitté la ville, située dans l’est de l’Ukraine, que certains habitants refusent pourtant d’abandonner. Ils sont contraints depuis quelques jours de se réfugier dans l’un des seuls abris de la ville, sans sanitaires et sans aide humanitaire.
Plusieurs explosions ont touché le ministère de la sécurité nationale de la région séparatiste prorusse de Transnistrie, en Moldavie, a fait savoir le ministère de l’intérieur local sur son canal Telegram. Selon cette même source, personne n’a été blessé.
Pour le ministère de la défense ukrainien, cet incident est une « provocation planifiée » par la Russie elle-même pour susciter « la panique et un sentiment anti-ukrainien ».
Cette attaque survient, en effet, quelques jours après qu’un général russe, Roustam Minnekaïev, a déclaré qu’il y avait une « oppression de la population russophone » en Transnistrie.
Une affirmation qui avait également été faite – sans preuve – pour justifier l’invasion de l’Ukraine.
Le maire ukrainien de Kherson, Ihor Kolykhaïev, a déclaré sur Facebook que des hommes armés russes avaient pris le contrôle du bâtiment du conseil municipal aujourd’hui.
Bien que Kherson soit sous occupation russe depuis le début de mars, le conseil municipal fonctionnait toujours sous contrôle ukrainien. Selon M. Kolykhaïev, les militaires russes ont pris les clés du bâtiment et remplacé les gardes de sécurité par leurs propres gardes.
Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, les marques et consultants qui travaillent en Russie restent discrets et attendent un avenir plus apaisé.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a affiché lundi soir sa volonté de poursuivre les négociations de paix avec Kiev, tout en accusant l’Ukraine de « faire semblant » de discuter et mettant en garde contre le danger « réel » d’une troisième guerre mondiale.
« La bonne volonté a ses limites. Et si elle n’est pas réciproque, cela ne contribue pas au processus de négociation », a déclaré M. Lavrov, cité par les agences de presse russes.
« Mais nous continuons de mener des négociations avec l’équipe déléguée par [le président ukrainien, Volodymyr Zelensky], et ces contacts vont se poursuivre », a-t-il assuré.
Le collectif « StandWithUkraine » (« Soutenir l’Ukraine ») annonce la tenue d’une nouvelle manifestation contre l’invasion russe, samedi 30 avril à 15 heures, place de la République à Paris.
« Parce qu’il y a en Europe, en ce moment, à Marioupol et ailleurs en Ukraine, des enfants dans des caves qui rêvent juste d’“un jour, revoir le soleil” », écrit le collectif dans son tweet.
Malgré un patriotisme nourri par la mythologie des héros de la « grande guerre patriotique », nombre de jeunes russes tentent d’éviter la conscription, craignant de subir de mauvais traitements dans une armée dont l’image est marquée par la violence, note la chercheuse en géopolitique, Christine Dugoin-Clément.
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