Parce qu’il s’est cru plus malin que les autres, un adolescent risque de finir entre 4 murs pour avoir écoulé 9000€ de faux billets acheté dans le black market.
Imaginez la tête des parents. Découvrir que leur adorable adolescent n’est rien d’autre qu’un petit voyou du numérique. Un cas rare ? Malheureusement non. La rédaction de zataz.com en rencontre de plus en plus. Le dernier cas en date, un collégien de 14 ans. Arrêté par la police après une alerte de la proviseur de son établissement scolaire. La responsable du collège avait été alertée par des élèves.
L’histoire est simple. Le « môme » avait d’abord mis en place un phishing, un hameçonnage de données en diffusant de faux courriels aux couleurs de NetFlix. Une fois les données des « pigeons » en main, le malveillant a cherché un moyen de blanchir les données volées. Bilan, direction le blackmarket. En revendant les données bancaires, l’adolescent a été payé en bitcoins. Monnaie virtuelle et décentralisée qui lui a offert l’occasion d’acquérir, ensuite, des faux billets de 20€. Plus de 400 billets qu’il s’est fait livrer, par la poste.
Votre ado : ange ou démon sur la toile ?
Sans vouloir transformer les parents en vicieux petits espions, il est conseillé de comprendre comment un simple adolescent peut mal finir. Il ne faut pas tomber dans la paranoïa. Heureusement, la majorité des internautes ne sont pas des voyous 2.0, et ils n’ont pas envie de le devenir. Mais comprendre comment agit un « pirate » de ce genre peut éviter de voir débarquer au domicile familial « Les amis du petit déjeuner« . Pour rappel, la contrefacteur de monnaie peut finir avec 10 ans de prison dans les jambes.
Espace caché dans le Darknet, via une boutique blackmarket, commercialise de faux billets de 50 euros.
Malin, malin et demi
Ce collégien de 14 ans a d’abord eu l’idée de créer des hameçonnages. Pour cela, ses visites dans certains « forums » dédiés au piratage informatique lui on offert de quoi réaliser ce genre d’attaque. Un kit phishing Netflix qu’il est possible de trouver sur la toile gratuitement. Ensuite, contacter des internautes, au hasard, via des adresses électroniques glanées, si et là. Les pigeons ne tardent pas à tomber.
Une fois les données volées en main, le pirate a besoin de les blanchir et d’en extraire le plus rapidement possible l’argent qu’elles peuvent contenir. De l’argent sous forme de numéros de cartes bancaires, d’identités, de numéros de téléphones, … L’adolescent contrefacteur va trouver dans le blackmarket des moyens de se faire de la monnaie. Du moins de la monnaie virtuelle. Dans le blackmarket, les paiements se font dorénavant en monnaie dématérialisée, sous forme de Bitcoins ou autres billets 2.0. L’adolescent a donc revendu ses informations volées. Elles lui seront payées en Bitcoins qu’il a ensuite exploité en achetant des faux billets de 20 euros. Billets suffisamment bien réalisés pour être utilisés dans les commerces, à hauteur de 9000€.
Tout ceci n’est malheureusement pas de la science fiction et peut se faire en quelques minutes. Bref, parents, sans vouloir vous transformer en vicieux petits espions, il est conseillé de comprendre comment un simple adolescent, peut mal finir, avant qu’il ne soit trop tard.
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