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Le magazine « The Economist » a publié, le 12 juillet, la version actualisée de son indice, un outil visant à comparer le coût de la vie entre plusieurs pays.
Temps de Lecture 3 min.
Créé en 1986 par le magazine britannique The Economist, l’indice Big Mac est un outil interactif, actualisé tous les six mois, permettant de comparer des devises. Il utilise comme référence le prix du célèbre sandwich de McDonald’s, considéré comme un produit universel, la franchise américaine étant présente dans plus de cent vingt pays.
Son calcul est basé sur la théorie de la parité du pouvoir d’achat (PPA). D’après cette théorie, le prix d’un même bien devrait être similaire partout dans le monde. Si ce n’est pas le cas, cela signifie qu’une monnaie est sous-évaluée ou surévaluée par rapport à une autre.
Pour mener cette étude, The Economist a relevé le prix du sandwich au 1er juillet dans la zone euro et dans quarante-huit autres pays à travers le monde. Tous les prix relevés sont convertis en dollars américains, selon les taux de change en vigueur. Afin d’établir un taux de change « implicite », selon le magazine britannique, le prix (dans la devise d’origine) du Big Mac dans chacun des pays est simplement divisé par le prix du sandwich aux Etats-Unis. Ce taux de change « implicite » est comparé avec le taux de change en vigueur. Si le taux de change « implicite » calculé pour un pays est supérieur au taux de change en vigueur entre le dollar américain et la devise de ce pays, cela signifie que la monnaie de ce pays est surévaluée par rapport au dollar américain.
D’après les données mises à disposition par The Economist, au 1er juillet, « un sandwich Big Mac coûte en moyenne 5,51 dollars américains aux Etats-Unis contre 4,04 euros en moyenne dans la zone euro ». Selon la méthode de calcul de l’indice, le taux de change « implicite » est de 1,36 (5,51/4,04). La différence entre ce taux de change « implicite » et le taux de change en vigueur (1,17) « suggère que le dollar est surévalué de 16,4 % par rapport à l’euro », d’après l’hebdomadaire britannique. « Un Big Mac coûte donc 16 % plus cher aux Etats-Unis (4,70 euros) que dans la zone euro (4,40 euros), selon les taux de change en vigueur. »
En suivant cet indice, il faudrait qu’un euro s’échange contre 1,36 dollar américain pour que le Big Mac coûte le même prix dans la zone euro et aux Etats-Unis. Cependant, en juillet, un euro s’échange contre 1,17 dollar américain. L’euro est donc sous-évalué de 16 % par rapport au dollar américain. Selon l’économiste Karine Daniel, « l’intérêt d’une monnaie sous-évaluée est de proposer des prix relatifs plus bas et donc de faciliter l’exportation de biens ».
L’indice Big Mac est considéré comme un indicateur sérieux pour comparer les monnaies entre elles ; il a notamment fait l’objet d’une dizaine de travaux universitaires. Cependant, la précision de cet indicateur est critiquée, principalement en raison du fait qu’il ne prend pas en compte les différences de coûts du travail entre les pays les plus riches et les pays les plus pauvres, où les salaires sont plus bas.
« Cet indice même ajusté reste fragile »
Pour répondre à ces critiques, The Economist met à disposition, depuis 2011, un indice corrigé prenant en compte le produit intérieur brut (PIB) par habitant. En comptabilisant la différence de PIB par habitant entre les deux zones géographiques étudiées, le Big Mac « devrait coûter 22 % de moins aux Etats-Unis (4,30 dollars américains contre 5,51), et le dollar serait sous-évalué de 5 % par rapport à l’euro », d’après l’hebdomadaire britannique.
« Cet indice même ajusté reste fragile, car tous les pays n’appliquent pas la même fiscalité à ce produit, et les us et coutumes eu égard à la restauration rapide diffèrent selon les régions du monde », estime Karine Daniel. Le prix du célèbre hamburger dépend « surtout » de la politique commerciale de la multinationale américaine, « la marge de McDonald’s peut être différente selon le pays ou est implantée la franchise ou selon sa durée de présence dans ce pays, par exemple », complète l’économiste.
« Il serait plus pertinent de comparer le prix d’un service qui n’est pas délocalisable, comme une coupe de cheveux, ajoute Karine Daniel. Le coiffeur, c’est un service de proximité présent partout dans le monde et très lié à la notion d’offre et de demande. C’est un indice assez performant pour comparer le niveau de vie entre les pays. »
D’autres outils existent pour comparer le niveau de vie entre les pays. L’édition 2018 de l’étude intitulée « Prices and Earnings », de la banque d’investissement UBS AG, permet de connaître le nombre d’heures de travail qu’un employé moyen doit effectuer pour s’offrir un Big Mac ou un iPhone X dans soixante-dix villes à travers le monde. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dispose d’un outil statistique permettant de mesurer les différences de pouvoir d’achat entre les trente-six pays membres de l’organisation internationale.
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