Les Bourses européennes ont fini dans le rouge hier soir, clôturant par une baisse supplémentaire un semestre difficile, face aux craintes de voir le durcissement de la politique monétaire des grandes banques centrales faire basculer l’économie dans la récession.
Les déclarations des dirigeants de la Réserve fédérale américaine (Fed), de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d’Angleterre mercredi sur le risque de voir leur lutte contre l’inflation via la hausse des taux étouffer la croissance ont continué de peser sur le moral des investisseurs, résume Reuters. Et les indicateurs économiques du jour aux Etats-Unis n’ont pas suffi, loin de là, à les rassurer : les dépenses de consommation des ménages américains ont augmenté de 0,2% en mai, soit deux fois moins qu’attendu, et les inscriptions au chômage, si elles ont diminué à 231.000, sont supérieures au consensus.
Le dollar a renversé la tendance hier, clôturant à la baisse face aux autres monnaies, notamment l’euro en cotant $ 1,0467. Mais le billet vert s’est montré très résistant sur ce second trimestre qui s’achève,  l’euro terminant quant à lui en baisse de près de 5,5%, sa pire performance trimestrielle depuis fin 2016.
Quant au pétrole, les cours ont baissé suite à la réunion de l’Opep+ qui a confirmé une augmentation de 648 000 barils par jour de sa production en août mais n’a pas discuté de sa stratégie pour septembre, ce qui laisse les investisseurs dans le flou. Le Brent a terminé à $ 115,10 le baril et le brut léger américain (WTI) à $ 106,60.
Une semaine plutôt amère pour le cacao, la tonne de fèves chutant de £ 1 760 à £ 1 713 la tonne sur l’échéance septembre entre vendredi dernier et la clôture hier soir à Londres tandis qu’à New York, elle passait de $ 2 432 à $ 2 340. Et les acteurs du marché de pointer du doigt le dollar dont la fermeté face aux autres devises renchérit le coût d’acquisition pour tous les opérateurs non-américains, les dissuadant d’acheter.
Un marché qui témoigne d’une certaine inquiétude. « Les broyages mondiaux risquent de ralentir (ou de se contracter) en raison du conflit russo-ukrainien qui perturbe la demande régionale et met à mal le PIB mondial. Ceci nous incite à envisager un régime de prix déflationniste au cours des 9 à 12 prochains mois », explique la Citi dans une note d’analyse. Cependant, estiment les analystes de la banque, le cours du cacao ne devrait pas tomber en-deçà des $ 2 000 à $ 2 200 car on n’est pas certain qu’il y ait une augmentation significative de l’offre sur la campagne 2022/23, surtout avec les problèmes d’approvisionnement en engrais.
En Côte d’Ivoire, les arrivages aux deux ports ont atteint 1,97 million de tonnes (Mt) entre le 1er octobre et le 26 juin, en baisse de 4,9% par rapport à la même période l’année dernière, estiment les exportateurs.
Dans les zones de production la semaine dernière, des pluies au-delà de la moyenne sont tombées ce qui est de bon augure pour la prochaine campagne principale 2022/23 qui court d’octobre à mars. Rappelons que le premier producteur mondial de fèves est en pleine saison des pluies, saison qui dure habituellement jusqu’à la mi-novembre. Ceci dit, si ces pluies sont bonnes pour la future campagne, elles rendent difficiles la récolte actuelle et le séchage des fèves, augmentant les risques de moisissures lors du stockage.
Aux Etats-Unis, les multinationales chocolatières Hershey, Nestle, Cargill, Mars, Mondelez International, Barry Callebaut et Olam International ont été relaxés mercredi par le tribunal du District de Columbia dans le cadre du dossier Coubaly et al. contre Cargill Inc et al. La juge Dabney Friedrich, nommée par l’ancien président Donald Trump, a déclaré que les plaignants dans le recours collectif n’avaient pas qualité pour poursuivre parce qu’ils n’avaient pas montré de “lien traçable” entre les sept sociétés défenderesses et les plantations spécifiques où ils travaillaient, rapporter Reuters. Les plaignants n’auraient pas, non plus, expliqué de manière adéquate le rôle des intermédiaires dans la chaîne d’approvisionnement du cacao, notant que les entreprises ne surveillaient pas l’activité dans les “zones franches” où environ 70% à 80% du cacao est produit (lire nos informations : Hershey, Nestle, Cargill, Mars, Mondelez, Barry Callebaut et Olam relaxés dans l’affaire du travail forcé dans le cacao en Côte d’Ivoire).
L’Arabica s’est hissé hier soir au-dessus de la barre des $ 2,3, pour clôturer à New York hier soir à $ 2,301 la livre (lb) sur l’échéance septembre, contre $ 2,2325 vendredi dernier ; les stocks certifiés de l’ICE sont au plus bas en 22 ans. En revanche, le Robusta à Londres a baissé sur la période sous revue, passant de $ 2 044 à $ 2 033 la tonne hier soir.
Pourtant, le prix de l’Arabica avait baissé les jours précédents, faisant revenir sur ce marché bon nombre d’investisseurs, les fondamentaux -l’offre et la demande- demeurant, par ailleurs, bons. Ils ont également pris bonne note que le marché était en déport, c’est-à-dire que les positions éloignées sont moins chères que le rapproché, témoignant d’une étroitesse de l’offre actuellement : le temps est sec au Brésil ce qui risque d’impacter les rendements. « Rien n’a changé », souligne un trader à Reuters. « La tendance est toujours haussière ».
Une analyse que ne partage pas nécessairement la Citi qui indique dans son rapport que malgré cette baisse des volumes de stocks certifiés qui a un impact haussier sur les prix à court terme, l’excédent se profile que Citi estime à 3,2 Ms en 2022/23, ce qui pourrait faire baisser les prix à environ $ 2 la livre d’ici la fin de l’année.
Selon le consultant Safras & Mercado, la récolte brésilienne en 2022 serait de 61,1 Ms, bien au-dessus des estimations gouvernementales de 53,4 Ms. Selon l’agronomiste du café Matheus Gossi, interrogé par Reuters, le temps sec n’est pas préoccupant, avec des arbres en bonnes conditions, ne nécessitant pas particulièrement d’irrigation.
Au Brésil toujours, au 21 juin, les planteurs avaient récolté 35% des superficies caféières, en retard par rapport aux 40% l’année dernière à pareille époque et aux 44% en moyenne sur les cinq dernières années. Un retard lié à un murissement inégal des cerises et les difficultés que certains producteurs ont à trouver de la main d’œuvre pour la cueillette. Dans les Etats de Minas Gerais et de Sao Paulo, le rythme est encore plus bas avec 13,5% des champs récoltés, le plus lent des rythmes depuis 2017.
Au Vietnam, la faible offre de café en cette fin de la campagne 2021/22 continue de renchérir les prix. Les producteurs dans les Central Highlands ont vendu cette semaine à 42 400-44 000 dongs le kilo ($ 1,82 à $ 1,89) contre 42 700 à 43 700 dongs la semaine dernière. « Les prix domestiques ont atteint leurs niveaux de 2016-2017 mais étant donné le taux de change élevé et les coûts de production, les gains ne sont pas aussi élevés qu’avant », souligne un trader dans la ceinture caféière.  A l’export, la décote pour du Grade 2, 5% brisures et grains noirs, est de l’ordre de $ 150 à $ 160 la tonne sur le contrat septembre contre $ 140 à $ 160 la semaine dernière.
Sur le premier semestre, les exportations de café du Vietnam ont grimpé de 21,7% par rapport à janvier-juin 2021, pour atteindre 1,03 million de tonnes (Mt) soit 17,2 millions de sacs de 60 kg (Ms), selon les statistiques commerciales de la province de Lampung. Les recettes d’exportation du leader mondial du Robusta ont, quant à elles, bondi de 50% générant $ 2,3 milliards.
En Indonésie, le Robusta de Sumatra s’est vendu cette semaine avec une décote de $ 140 à $ 150 par rapport au contrat sur juillet, d’autres vendant avec une décote de $ 220 sur le contrat de septembre. « Les volumes de café provenant de Bandar Lampung ont commencé à baisser », explique à Reuters un trader.
Les cours du caoutchouc, volatils, ont légèrement progressé cette semaine sur l’Osaka Exchange avec une clôture à 257,8 yens ($1,89) le kilo contre 255,9 yens vendredi dernier aidés par la dépréciation du yen. Sur le marché de Shanghai, les cours sont quasi-stables passant de 12 800 yuans la tonne à hier 12 810 yuans ($1912,65) la tonne. Alors que la Chine, le premier consommateur mondial de caoutchouc, continue d’assouplir ses restrictions pour lutter contre la Covid-19, un certain optimisme pèse sur le marché. Selon une enquête de Reuters l’activité des usines chinoises a probablement augmenté en juin pour la première fois en quatre mois avec une reprise plus rapide de la production et un apaisement des problèmes de la chaîne d’approvisionnement. La demande chinoise en caoutchouc ce serait améliorée en juin, mais certains analystes estiment qu’elle ne progressera de manière significative qu’au cours des trois, voir six prochains mois.
En outre, l’offre de caoutchouc de la Thaïlande progresse. Les prix du latex thaïlandais ont atteint leur plus bas niveau depuis le 12 janvier à 42,75 bahts ($1,21 $) le kilo mercredi.
La Chine a importé entre janvier et mai 2022 une quantité totale de 2,22 millions de tonnes (Mt)  de caoutchouc naturel (y compris le mélange de caoutchouc et de composés de caoutchouc), en hausse de 5,7 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cependant, l’importation de latex naturel a baissé au cours de la même période de 19,5 % à 120 000 tonnes.
En Côte d’Ivoire, Olam Agri et la Banque nationale d’investissement (BNI) ont scellé un partenariat pour faciliter l’accès au financement des entrepreneurs dans les filières hévéa et coton avec une ligne de financement de FCFA 20 milliards avec des taux d’intérêt bonifiés (Lire : En Côte d’Ivoire, Olam Agri et la BNI s’allient pour financer les entrepreneurs dans le caoutchouc et le coton).
Côté entreprise,  le singapourien Halcyon Agri Corporation Ltd, l’un des principaux acteurs dans le caoutchouc naturel avec notamment 38 usines de transformation, a obtenu un prêt syndiqué lié à la durabilité (Sustainability-Linked Loan) d’un montant pouvant aller jusqu’à $300 millions auprès des banques  UOB et China CITIC Bank International Ltd. Un prêt pour s’engager dans la Science Based Targets Initiative (« SBTi ») d’ici à 2023 avec trois objectifs de développement durable à savoir l’efficacité énergétique de son réseau, l’intensité de l’utilisation de l’eau et l’approvisionnement traçable.
La production mondiale de Toyota Motor Corp pour les cinq premiers mois de 2022 a chuté de 9,7 % en moyenne par rapport à son propre objectif, ce qui soulève des questions quant à la capacité du constructeur automobile japonais à maintenir son objectif de production sur l’année.
De vraies montagnes russes ! Les cours du coton ont été très volatils sortant sur l’ICE  à plusieurs reprises de la limite quotidienne de négociation tant à la hausse qu’à la baisse. Après six séances consécutives de baisse et des ventes massives, les cours se sont redressés à partir de mardi pour terminer jeudi à 98,4 cents la livre pour le contrat de décembre, soit quasiment au même niveau que vendredi dernier (98,05 cents).
Sur le mois de juin, le coton a enregistré sa première baisse trimestrielle en neuf, en baisse de plus de 16%, les craintes d’une récession économique et  donc d’une baisse de la demande l’emportant.

Le spécialiste Cotlook dans sa dernière analyse anticipe une forte contraction de la consommation mondiale en 2022/23  à 25,168 millions de tonnes (Mt) en retrait de plus de 755 000 tonnes par rapport à son estimation du mois de mai. La baisse est perceptible dans la majorité des grands pays consommateurs en particulier l’Inde (-300 000 tonnes) et la Chine (-200 000 tonnes). Si la production mondiale a été aussi revue à la baisse à 26,282 Mt  suite à une moindre récolte aux Etats-Unis, elle n’est que d’un peu plus de 100 000 tonnes provoquant donc une forte hausse des stocks de clôture, qui devraient augmenter de 1,14 Mt contre une estimation en mai de 467 000 tonnes.  
Aux Etats-Unis, les superficies plantées en coton sont un peu au dessus que ce qui avait été anticipé avec 12,5 millions d’acres selon le rapport du département américain de l’Agriculture. C’est 11% de plus que la superficie de la précédente campagne. Une tendance à la hausse donc mais qui pourrait être contrecarrée suivant les acres récoltés et les rendements compte tenu des conditions météorologiques.
L’Australie va exporter au mois de juillet vers la Turquie 100 000 balles de coton en vrac, une solution pour pallier à la pénurie de conteneur (Lire : Face à la pénurie de conteneurs, l’Australie retourne au vrac pour exporter son coton).
En Côte d’Ivoire, Olam Agri et la  Banque nationale d’investissement (BNI) ont scellé un partenariat pour faciliter l’accès au financement des entrepreneurs dans les filières hévéa et coton avec une ligne de financement de FCFA 20 milliards avec des taux d’intérêt bonifiés (Lire : En Côte d’Ivoire, Olam Agri et la BNI s’allient pour financer les entrepreneurs dans le caoutchouc et le coton).
L’huile de palme a repris un peu de couleur cette semaine mais reste sur la défensive. Hier, les cours sur la Bursa Malaysia Derivatives Exchange ont enregistré leur plus forte baisse mensuelle depuis octobre 2008 pour clôturer à 4 912 ringgits ($1114,84) la tonne contre 4656 ringgits vendredi dernier. L’huile de palme a chuté de 22% ce mois ci  et de 32% par rapport au niveau record de 7 268 ringgits atteint le 9 mars.
Le retour des exportations d’huile de palme du premier producteur mondial, l’Indonésie, la récente hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine et la récession qui pointe son nez sont autant de facteurs qui pèsent sur l’huile de palme. La demande est faible. Les exportations de la Malaisie ont chuté au mois de juin  entre 10 % à 13,4 % par rapport au mois de mai avec des expéditions ralenties notamment en Inde et en Europe. Avec la reprise des exportations indonésiennes, celles de la Malaisie devraient restées ternes. La production devrait en outre augmenter.
Les stocks finaux d’huile de palme de juin de la Malaisie seront au centre des préoccupations, les marchés s’attendant à une reprise, tandis que les stocks à la  fin mai de l’Indonésie devraient être nettement plus élevés et pourraient dépasser 7,5 millions de tonnes en raison de l’interdiction temporaire d’exportation, a déclaré Anilkumar Bagani, directeur de la recherche du courtier indien Sunvin Group.
Un soutien pourrait être attendu par l’arrêt temporaire de certaines huileries en Malaisie en réponse à la chute spectaculaire des prix de l’huile comestible.  Les autorités malaisiennes ont exhorté les usien à reprendre la production et à acheter des fruits de palmier à huile aux agriculteurs, le conseil de l’huile de palme étudiant les mesures possibles qui pourraient être prises contre ceux qui ont refusé de reprendre. Un autre soutien viendrait de la décision de l’Indonésie d’accroître la teneur en huile de palme de son biodiesel (Lire ci-dessous).
Fitch Ratings s’attend à ce que l’augmentation de la production mondiale d’huile végétale entraîne une baisse des prix à moins de $1 000 la tonne au second semestre 2022. “Nous nous attendons à ce que la croissance continue de la production en Indonésie exerce une pression supplémentaire sur les prix”, a-t-il déclaré dans une note. La  croissance de la production d’huile de palme proviendra de l’Indonésie, la production malaisienne en 2022 étant susceptible d’être lestée par des pénuries de main-d’œuvre persistantes, a déclaré Fitch Ratings. “Nous pensons que les pénuries de main-d’œuvre [en Malaisie] se poursuivront jusqu’à six mois”, a-t-il ajouté.
L‘Indonésie envisage d’étendre un mélange obligatoire d’huile de palme dans son biodiesel à 35% (B35), contre 30% actuellement  afin de réduire les coûts d’importation du carburant mais aussi d’absorber une partie des stocks, selon Bloomberg. Les stocks d’huile de palme ont explosé après que l’Indonésie a arrêté les exportations d’huile de palme brute et de certains autres dérivés pendant trois semaines jusqu’au 23 mai.  Si le gouvernement a cherché à accélérer les expéditions depuis en délivrant des permis d’exportation pour 1,96 million de tonnes de produits à base d’huile de palme, le manque de disponibilité de cargo freine les expéditions.
C’est un bon coup de talon qu’a donné le sucre hier, le roux clôturant à 18,83 cents la livre (lb) contre 18,37 en fin de semaine dernière sur l’échéance juillet, tandis que le blanc se hissait à $ 556,60 contre $ 543,60 sur l’échéance août en fin de semaine dernière.
Un marché qui se cherche en cette semaine où l’échéance juillet expirait avec seulement des livraisons de produit physique historiquement faibles. Le real, la monnaie brésilienne, est à son plus faible niveau face au dollar depuis cinq mois, incitant les producteurs à vendre car leur sucre est plus compétitif sur les marchés internationaux.
Un marché qui continue aussi à subir la pression de la politique brésilienne réduisant la fiscalité sur les carburants afin d’alléger l’inflation, ce qui incite les raffineries à consacrer davantage de canne à sucre à la fabrication de sucre, gonflant les volumes de l’édulcorant et pesant, mécaniquement, sur le prix. En effet, en début de semaine, l’Etat de Sao Paulo, le plus important marché des carburants du pays, a abaissé de 25% à 18% la fiscalité sur l’essence mais a laissé inchangé à 13,3% la taxe sur l’éthanol. Les exportations en mai ont augmenté de 27,26% à 12 047,93 t par rapport à mai 2021, de sources douanières.
Toujours au Brésil, les broyages de canne dans le centre-sud sont à 38,6 Mt, en hausse de 5,76% par rapport à la même période l’année précédente mais en-deçà des attentes du marché : ainsi, S&P Global Commodity avait projeté que le pays atteindrait 42,2 Mt. Depuis le début de la campagne 2022/23, les broyages ont baissé de 12,71% par rapport à la même époque la campagne dernière en raison de conditions météorologiques peu favorables dans l’Etat de Mato Grosso do Sul et de Parana, indique le groupe industriel Unica. La production de sucre début juin a été de 2,14 Mt, en baisse de 3,8%, et la production d’éthanol de 1,82 milliards de litres, en hausse de 6,31%.
Quant à l’Inde, la réglementation virevolterait. Selon Reuters, le gouvernement envisagerait maintenant d’autoriser des raffineries à exporter du sucre roux qu’elles ont en stock alors que le mois dernier, il les avait limitées à 10 Mt, un volume à l’export que les raffineries avaient déjà quasiment atteint. Les stocks en Inde sont estimés à environ 500 000 t dont 200 000 t seraient déjà dans les ports.
Les prix à l’exportation du riz en Asie sont en recul ou inchangés pour l’Inde, qui bénéficie d’une demande robuste, la faiblesse de la roupie rendant son riz encore plus compétitif par rapport à la Thaïlande et au Vietnam.
En Inde, les prix du riz étuvé 5% sont échangés à  $355-$360  la tonne avec une demande soutenue compte tenu de sa compétitivité accrue avec la dépréciation de la roupie. La demande est robuste pour le riz blanc 25% et 100% cassé estime un exportateur.
En Thaïlande,  les prix  du Thaï 5% sont tombés à $412-$415 la tonne contre $420-$425 la semaine dernière. “La demande arrive, mais pas en grande quantité. Le marché est calme – les prix du riz indien sont inférieurs à ceux de la Thaïlande”, a déclaré un négociant basé à Bangkok.
Au Vietnam, les prix du Viet  5 % ont baissé à  $415-$420 la tonne, contre $418-$423 la semaine dernière. Les approvisionnements intérieurs s’accroissent avec une production accrue de la récolte en cours de la récolte d’été-automne. Les exportations de riz vietnamien de janvier à juin ont progressé de 16,7% par rapport à la même période en 2021 pour atteindre 3,5 millions de tonnes. En valeur, les exportations ont augmenté de 4,6% à $1,72 milliard. Sur le mois de juin, les exportations se sont élevées à 750 000 tonnes pour une valeur de $370 millions.
Le Bangladesh a réduit les droits d’importation sur le riz de 62,5 % à 25 % suite aux  inondations meurtrières, qui  ont endommagé de vastes superficies de cultures et ont provoqué une flambée des prix intérieurs.
 
 
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