L’Obs
TeleObs
Hors Series
Manifestation à Paris en hommage à trois militantes kurdes …
« Art et thérapie », « Après le feu »… Les podcasts de la semaine
Un garçon américain de 6 ans arrêté après avoir tiré en classe …
Donald Trump, Cyril Hanouna, Elon Musk… On a trouvé leurs …
Mélenchon, Quatennens, LFI et le RN : ce qu’il faut retenir du …
La monnaie européenne a dégringolé, se retrouvant au même niveau que la devise étasunienne. Une première depuis le passage à l’euro dans l’UE en 2002. Avec la guerre en Ukraine et le risque de coupures de gaz russes en Europe, la monnaie unique pourrait encore perdre de sa valeur.
La chute est rude. L’euro est tombé ce mardi 12 juillet à un dollar, seuil qui n’avait pas été atteint depuis l’année de sa mise en circulation en 2002, il y a deux décennies. La monnaie européenne est plombée par le risque d’une coupure des approvisionnements russes en gaz pour l’Union européenne.
Les investisseurs privilégiaient le billet vert qui a gagné près de 14 % depuis le début de l’année et s’est brièvement échangé à un dollar pour un euro. Un sommet depuis décembre 2002, quand les interrogations sur la toute nouvelle monnaie unique pesaient sur son cours.
Le marché s’inquiète d’une crise énergétique majeure sur le Vieux continent, doutant du rétablissement par la Russie des flux de gaz après une interruption pour maintenance sur le gazoduc Nord Stream 1. Cette situation accentue les craintes de récession en Europe.
L’énergie en provenance de Russie « est au cœur de la tourmente en Europe ». L’annonce par le Canada, samedi 9 juillet, qu’il restituerait à l’Allemagne des turbines destinées au gazoduc Nord Stream pour atténuer la crise énergétique avec la Russie « est sans impact positif », commente Jeffrey Halley, analyste chez Oanda.
Lundi, le géant russe de l’énergie Gazprom a entamé dix jours de maintenance sur le gazoduc Nord Stream 1. L’Allemagne et d’autres pays européens attendent de voir si la livraison de gaz sera rétablie.
« La question clé est de savoir si le gaz reviendra après le 21 juillet. Les marchés semblent avoir déjà pris leur décision », note Jeffrey Halley.
Pour Mark Haefele, analyste chez UBS, un arrêt des livraisons russes de gaz en Europe « causerait une récession dans toute la zone euro avec trois trimestres consécutifs de contraction de l’économie ».
La Banque centrale européenne (BCE) aura donc du mal à resserrer sa politique monétaire pour lutter contre l’inflation galopante sans aggraver la situation économique.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a plus de marge de manœuvre pour poursuivre ses hausses des taux, les chiffres de l’emploi publiés vendredi ayant montré que l’économie des Etats-Unis résiste pour l’instant mieux. La dégringolade de l’euro pourrait encore se poursuivre.
Mercredi, les données sur l’inflation en France, en Allemagne et aux Etats-Unis pourraient nourrir les inquiétudes des investisseurs sur une divergence des économies des deux côtés de l’Atlantique.
« Si l’inflation américaine est plus forte que le marché ne le prévoit, cela pourrait profiter au dollar », les investisseurs pariant que la Fed va devoir agir encore plus vite pour remonter ses taux, estime Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.
L’euro est très légèrement remonté après avoir atteint un dollar, et s’échangeait vers 10 h 10 GMT pour 1,0024 dollar. « Les investisseurs peinent à franchir le cap symbolique de la parité » et à faire tomber l’euro sous ce niveau, estime Walid Koudmani, analyste chez XTB.
« Ce rythme lent prouve qu’il s’agit d’un mouvement dans la durée de vente de l’euro et d’achat du dollar, et pas une manipulation du marché », ajoute Fawad Razaqzada.
L’euro est également en difficulté face au franc suisse, également une valeur refuge : il a reculé à 0,9836 franc suisse, un plus bas depuis 2015.
Et le dollar brille aussi face aux autres monnaies considérées comme vulnérables au risque : la livre sterling a plongé jusqu’à 1,1807 dollar. Un niveau qui n’avait plus été atteint depuis mars 2020, quand le début de la pandémie de Covid-19 en Europe, en pleines négociations sur le Brexit, avait fait reculer la devise britannique à son plus bas niveau depuis 1985.
Uber Pass : jusqu’à 15% sur vos trajets et plein d’autres avantages
Recevez les codes promo Chronopost via la newsletter
Promo Relais Colis : jusqu’à 50% moins cher qu’un envoi standard
-50% sur votre premier trajet en taxi avec ce coupon Free Now
40€ offerts sur les services ENGIE
15% de réduction sur les kits solaires Beem Energy
Ce jugement de Salomon des monnaies n’est pas une victoire de l’euro. Ce dernier valait 1,51 € en 2009 et la crise grecque ne l’avait fait tomber qu’à 1,22 avant que la chute ne devienne plus prononcée dès 2015, 2016 et 2020 sans que personne n’y trouve rien à redire. Les seuls cris d’orfraie que j’ai entendus sont relatifs à une cote d’alerte quand l’euro atteignait 1,40 dollar. Mais vers le bas, apparemment, il n’y a pas de cote d’alerte. Cela fera peut-être du bien aux exportations françaises qui ont un immense besoin.

source

Catégorisé:

Étiqueté dans :

,