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La Commission européenne a proposé vendredi un mécanisme pour permettre la conversion en euros des billets en hryvnias des réfugiés ukrainiens.
Outre le fait d’avoir laissé derrière eux l’essentiel de leurs possessions, les quelque 3,8 millions d’Ukrainiens entrés dans l’Union européenne se sont heurtés à l’impossibilité d’échanger les quelques économies en liquide qu’ils avaient pu emporter. Ceci est dû au fait que les autorités ukrainiennes ont suspendu les échanges et adopté un moratoire sur les paiements en devises, afin de protéger ses réserves de changes limitées, destinées à l’effort de guerre. Résultat, les banques des pays d’accueil n’acceptaient pas les billets présentés par les réfugiés.
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La Banque centrale européenne a travaillé depuis plusieurs semaines à la mise au point d’une solution paneuropéenne. Mais la Commission de Bruxelles a privilégié une approche moins ambitieuse et plus complexe. Elle propose une approche coordonnée aux États membres de l’Union qui devront la mettre en place, chacun de son côté.
Chaque pays où transitent ou s’installent des réfugiés devra donc proposer un système national sous l’égide de sa propre banque centrale, avec une garantie de l’État concerné. Les banques centrales nationales renverront ensuite les billets en hryvnias à la banque centrale ukrainienne au même taux de change. La Pologne, qui a accueilli plus de 2 millions de réfugiés, a déjà mis en place un tel dispositif. Les échanges seront limités à environ 300 euros par personne. Ce système doit être discuté par les vingt-sept ministres des Finances mardi.
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Solution en vue pour l’échange des billets des réfugiés d’Ukraine
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